dimanche 24 août 2014

Oublie


Une fois de plus sur la route, une fois de plus une occasion d’introspecter. Soyons honnête, je ne partais pas très confiant quand à la qualité de cet été. Au final, je crois bien que c’est l’un des plus ... intéressant ? enrichissant ? (quelque chose comme ça...) que j’ai passé.
Tous les ans, j’ai l’impression que passer ces deux mois (un peu moins au début je sais) plus ou moins coupé du monde, ou du moins dans un autre cadre de vie, me permet de me découvrir (ou me redécouvrir) moi – même, d’en apprendre plus sur ma propre personnalité, de m’auto analyser. J’ai l’impression que tous les ans je me confronte de plein fouet à ... moi-même. Ces petits combats intérieurs rendent le séjour ponctué de hauts et de bas, mais d’années en années je vois le chemin que je fais. Je pense que les coupures de  10 mois entre les différents séjours permettent mieux de voir ces changements en moi par rapport à la continuité du quotidien le reste de l’année.
En plus de cette phase de rétrospection et d’analyse, j’ai l’impression de me forcer à avoir une démarche plus ... active sur mes émotions, mes réactions et la gestion des conflits (intérieurs ou externes) et des problèmes quels qu’ils soient. Je pense que l’aspect du 24h sur 24 et 7jours sur 7 est pour beaucoup dans cette manière différente de gérer toute sorte de choses. Je m’explique, en temps normal, quand quelqu’un m’énerve, je fuis ; quand virevolter dans les airs me désespère ou me fais peur, je fais une pause (oui, mine de rien,20h est une pause) ; quand quelqu’un à un effet psychologique un peu trop excessif sur moi, je l’évite. Pendant deux mois, la continuité et la fixité des personnes et du cadre de vie empêche ces esquives même brèves. Je me prends des belles claques, ça oui mais j’avance. Et je m’en rends compte l’année d’après.
Pour une fois, je trouve ces premières lignes plutôt claires et assez représentatives de l’idée que j’essaie de faire passer, mais comme j’ai encore 3h16 de trajet devant moi, je vais développer les évolutions de cet été, même si le recul est probablement encore insuffisant.
L’une des grosses réflexions de cet été a été la manière de gérer les priorités dans ma vie, de manière générale. J’ai longuement développé ce point la dans l’un des derniers articles, je passe ma vie à faire des sacrifices pour une chose à laquelle je suis ma seule barrière. Vous n’avez pas idée comme cette faiblesse psychologique peut rendre fou. Etre conscient de tout ce que l’on pourrait être, de tout ce que l’on pourrait faire, regarder tout ce que l’on a laisser de côté pour y parvenir et entendre répéter à longueur de journée que notre peur et manque d’assurance sont les deux seuls obstacles, oui, il y a de quoi pleurer une heure sous les étoiles. Point de départ (ou plutôt étincelle) de cette réflexion ? Deux personnes. Une surtout. Un jeune garçon, comme moi (le « comme moi » étant à interpréter comme « préférant la rigidité d’une verge à la profondeur d’un vagin » (pardon, je suis en phase de re-civilisation)) sportif comme moi. En couple, pas comme moi (la fameuse deuxième personne de tout à l’heure)(un exemple des sacrifices que j’attribue à mes projets fous). Oui vous voyez, tout est lié, et tout a tourné autour de lui. Et aussi étonnant que cela puisse être, sur ce point là, j’ai vu une différence. J’ai vu que j’avais fait un pas. Il(s) représentait(aient) le genre de personne qui me font trop réfléchir, qui me mettent plus bas que terre. Et ils sont tout autant les plus belles surprises de cet été. Deux nouveaux amis. « Comme moi ». Et surtout, SURTOUT (aussi étonnant que cela puisse être venant de moi) sans aucune ambiguïté (le « ambiguïté » faisant référence au « comme moi » étant à interprété comme «préférant la rigidité d’une verge à la profondeur d’un vagin »). Mine de rien, ce sont les deux premiers. Les deux premiers amis comme moi et sans ambiguïté. Et ça, je crois que c’est mon plus grand pas de l’année.
Mais ce n’est pas tout. Oh non si vous saviez tout ce que j’ai vécu intérieurement cet été... Il s’est passé quelque chose après cette rencontre. Puis une seconde lundi dernier. Deux choses qui m’ont envahi l’esprit au point de devenir des idées. Puis d’idées elles sont devenues des projets. Des projets fous une fois de plus. Et puis il y a eu cette phrase, cette phrase qui aurait pu me faire renaitre. Après cette sensation affreuse il y a de ça quelques moi de m’être perdu moi – même, j’ai l’impression que la roue a tournée cet été. Pas toute seule, j’ai du la forcer, mais elle a commencé à bouger. J’ai grandit, j’ai progressé. Je me suis ressourcé, je me suis retrouvé.
J’ai baclé la fin, la destination approche. Mais je ne pouvais pas garder de telles réflexions intérieures pour moi. J’avais besoin de les écrire. Même si elles ne sont pas non plus bien partagées, elles sont au moins extériorisées. Cela m’a permis d’y voir plus clair, de poser les choses pour moi – même. En fait, écrire, c’est égoïste. Et je suis égoïste, et je me suis un peu retrouver.

"Oublie les larmes d'hier" 
"Come un pazzo gridar"

vendredi 8 août 2014

Et attendre que ça revienne ...





Je me suis mis à déconner complètement
Y'a quelque chose qui a sauté là dedans
Je sais pas
Je pense que c'est parce qu'inconsciemment
J'ai eu l'impression de perdre le contrôle
De perdre le contrôle sur toutes les choses
Dans lesquelles j'étais impliqué
Sur tous les éléments de ma vie
Ca m'a plongé dans un état de colère
Absolument indescriptible
C'était insoutenable
C'est comme être enfermé dans une boite sans lumière
Dans laquelle le temps s'arrête
C'est comme être dans les limbes en fait
Tu peux plus aller en avant plus aller en arrière
Tu peux plus aller dans aucune direction
T'es complètement bloqué
À l'arrêt en panne
T'as les pieds dans le ciment

Je me suis senti comme un requin-tigre
Vous savez que les requins quand ils avancent plus
Ils crèvent
Et le requin-tigre c'est le plus agressif
Quand il est immobilisé il défonce tout ce qui passe
Et c'est la même chose avec les loups quand tu les coinces
Moi je me servais de la musique et des mots et de l'écriture pour avancer
Pour progresser à travers l'existence
Alors quand j'ai perdu ça ben
Ben j'ai perdu ma capacité à progresser
C'est comme ça que je me suis mis à gueuler
Je me suis mis à déconner complètement
Y'a quelque chose qui a sauté là dedans
Je sais pas
Je pense que c'est parce qu'inconsciemment
J'ai eu l'impression de perdre le contrôle
De perdre le contrôle sur toutes les choses
Dans lesquelles j'étais impliqué
Sur tous les éléments de ma vie
Ca m'a plongé dans un état de colère
Absolument indescriptible
C'était insoutenable
C'est comme être enfermé dans une boite sans lumière
Dans laquelle le temps s'arrête
C'est comme être dans les limbes en fait
Tu peux plus aller en avant plus aller en arrière
Tu peux plus aller dans aucune direction
T'es complètement bloqué
À l'arrêt en panne
T'as les pieds dans le ciment

Je me suis senti comme un requin-tigre
Vous savez que les requins quand ils avancent plus
Ils crèvent
Et le requin-tigre c'est le plus agressif
Quand il est immobilisé il défonce tout ce qui passe
Et c'est la même chose avec les loups quand tu les coinces
Moi je me servais de la musique et des mots et de l'écriture pour avancer
Pour progresser à travers l'existence
Alors quand j'ai perdu ça ben
Ben j'ai perdu ma capacité à progresser
C'est comme ça que je me suis mis à gueuler

Tu peux plus interagir avec le monde
Tu te renfermes petit à petit
Tu deviens totalement hermétique
Aux autres et au quotidien
Parce que le matin quand tu te réveilles
Et le soir quand tu te couches
Quand tu marches quand tu bosses
Quand tu parles quand tu conduis
Tu te répètes en permanence
En permanence
Je suis nulle part
Je vais nulle part
Je suis pétrifié
Et je serai jamais rien d'autre que ça

Il faut choisir de pas y penser
Choisir que ça existe pas
Choisir de pas avoir de problème avec ça
Il faut sortir
Faut voir ses amis
Et attendre que ça revienne

mardi 5 août 2014

Désespérant



Je le savais bien que je le regretterai. J'étais juste seul. Une fois de plus. Je ne me comprends plus. Je m'ecoeure moi même.

Dying in a hall of fame



Oú étais tu quand ils passaient la soirée ensemble au restaurant ? Ah tu t'entrainais, intéressant... Et eux, quand ils sont allés se doucher ensemble, oú étais tu ?  Ah oui évidemment tu faisais de la muscu...
"C'est ton choix" m'a un jour dit ma mère, "c'est toi qui te fixe sans cesse des objectifs inatteignables". Oui je sais. Je me tue à vouloir monts et merveilles alors que ce que je veux vraiment en ce moment, c'est tout ce que j'ai sacrifié. Mais la réflexion de ce soir porte sur l'intérêt de ces sacrifices. Qu'est ce que j'attends de tout ça. Pourquoi avoir sacrifié des année de vie et de nombreuses expériences en tout genre pour un objectif "inatteignable" qui peut voler en éclat à chaque pas que je fais ? 
Pourquoi sacrifier tout ces petits plaisirs si simples pour marcher en équilibre sur une corde lisse ? Pourquoi se priver de tout ça pour finalement être sa seule barrière ? Pourquoi espérer autant pour finalement avoir peur ? Pourquoi sacrifier autant sans arriver à tout risque jusqu'au bout ? 
Je sature de voir tout ce à côté de quoi je suis passé pour atteindre des objectifs que je suis le seul à saboter. Pourquoi préférer entendre après deux ans horribles que je suis le 68eme meilleur idiot à avoir appris des trucs inutiles plutôt qu'un murmure avant de dormir ?
Pourquoi préférer sentir des litres de transpiration ruisseler sur mon corps témoignant du sulpice que je fais endurer quotidiennement à celui-ci plutôt que des lèvres curieuses s'aventurant sur ce même corps ? 
Pour quelques beaux clichés ? Voilà à quoi j'ai consacré mes 20 dernières années à quelques jolies photos, un numéro sur une liste d'inconnus et une montagne de doute et de regrets. 
Je ne sais pas à quel moment j'ai décidé d'être comme ça. Mais si le choix se présentait à nouveau, je ne suis plus sur d'emprunter la même voie. 

Je relis ce que j'ai écrit, assis sur ce trampo et sous les étoile, seul vous aurez deviné, et j'espère que quand je le relirai demain matin au réveil je me dirai que je me suis trompé en l'écrivant. 

"Standing in a hall of fame"

lundi 4 août 2014

On se sent seul




Cela fait quelques temps que je n'ai pas écrit. J'ai presque oublier comment on fait. Je crois que j'ai même oublié. Alors je vais plutôt citer : "Le petit garçon reste le petit garçon. Il a beau etre apprécié, reconnu pour ses qualités, il lui manque toujours quelque chose, ou plutot quelqu'un..."

"Quelques rêves qui s'écroulent
Dans la ville des lumières"