mardi 29 novembre 2016

Feelings



Les sentiments. C'est quelque chose de tellement surprenant. Tellement universel et partagée pourtant si incompris et mystérieux. Donner un nom à une émotion et se dire que l'autre ressent la même chose. Comment sait-on que lorsque quelqu'un nous dit qu'il est triste on sait ce qu'il ressent par sa propre expérience de la tristesse ? 

Les sentiments sont si changeant, si éphémère. Un détail les renverse du tout au tout. On est dans une sorte de routine, de petite vie tranquille avec de légères ondulations émotionnelles et puis un jours tout part en vrille. Et les sentiments suivent. Il parait qu'il est impossible de les maîtriser, de rester cohérent et concentré. On peut réussir à la calmer et à s'habituer à leur présence à la longue, pour reprendre un peu le contrôle de nous même. Mais au moment de la crise, au moment du changement, qu'ils soient positifs ou négatifs, les sentiments font ce qu'ils veulent de nous. Ils nous laisse impuissant, à leur merci, à ressentir des choses que l'on voudrait raisonner, atténuer pour pouvoir continuer à vivre sa vie normalement. Mais non, ils nous paralysent, nous obsèdent, nous rendent dépendant, modifient nos comportement futur. Si l'odorat et le sens le plus développer dans le domaine de la mémoire, les sentiments le dépasse aisément. Ils changent qui l'on est. De même qu'une brûlure nous marque à vie, chaque sentiment laisse une petite part de lui dans ce que l'on est. Chaud sentiment participe à l'édifice que nous somme. Et les sentiments puissant peuvent nous changer du tout au tout, parfois à jamais. C'est effrayant d'être soumis à quelque chose d'aussi courant, d'aussi puissant et d'aussi mystérieux. 

J'ai souvent dit que je n'avais pas de sentiment. Ou du moins pas normaux. Ou pas tout le temps. J'ai souvent dit que j'étais très distant de tout, que de plus en plus, rien ne me touchait, rien ne m'atteignait. Ce week end j'ai vécu au milieu d'une tornade de sentiments. Des sentiments tristes. Je me suis armé de mon détachement légendaire, j'ai enfilée ma blouse blanche anti-tristesse par sécurité et j'ai combattu les sentiments. Ils étaient un peu comme un esprit. Le seul moyen de les vaincre, c'était de parler pour les faire sortir du corps qu'ils hantaient. Mais il leur fallait un nouvel endroit où aller, alors je les ai absorbé, pour ne pas qu'ils retourne de la où ils venaient. J'ai mené de nombreux combat ce week end, j'ai vaincu de nombreux esprits. Beaucoup restent bien enfoui chez les personnes que j'ai aspiré, mais j'en ai déjà absorbé beaucoup. J'ai tout absorbé. Comme un attrape rêve. Ce week end, j'étais un attrape tristesse. Et j'en ai attrapé tellement que je me suis demandé si j'allais moi-même y succomber. 

J'y ai succombé, puis je m'en suis sorti. Et j'ai recommencé. Et après quelques réflexions et quelques constats, je me suis rendu compte que je m'étais trompé. Je ressens les choses. Je ressens la tristesse, je ressens la joie, je ressens le manque, je ressens l'amour, je ressens l'espoir. C'est comme si toute ces choses flottaient autour de moi. Je peux les voir, je peux les sentir, les toucher, les comprendre, les conceptualiser. Je peux les ressentir. Mais je crois que la différence par rapport aux autres. C'est que même présents, ces sentiments tourbillonnants autour de moi ne peuvent m'atteindre. Ils ne peuvent pas me toucher, prendre possession de moi et me réduire à l'esclavage ainsi qu'à leur moindre désir. Ils ne peuvent me prostrer dans un coin de ma chambre lorsque je quitte une personne que j'aime, ils ne peuvent m'empêcher de me concentrer en injectant des espoirs farfelus dans mon esprit. Ils ne peuvent avoir un tel impact sur moi. 

Pourquoi ? ça je ne le sais pas. Peut-être est-ce volontaire, je ne le crois pas, je n'accepterais que les bons sentiments dans ce cas là. Peut-être un mécanisme d'auto défense ? Pourquoi n'existerait - il pas chez les autres dans ce cas là. Peut être ai-je bien un problème, peut être que même si je m'étais trompé sur l'origine ou la nature, il y a bien quelque chose qui ne tourne pas rond chez moi. Peut-être que je me suis lassé. Peut-être que je fais preuve d'un tel pragmatisme que je réussi à contrer l'absurdité des sentiments. Peut être un savant mélange de tout ça. Peut être un tempérament un peu plus robuste et une capacité de réflexion et de contrôle des entrées et sorties de mes sentiment un peu plus développée que la moyenne et que j'apprends à contrôler. 

Alors pourquoi ne puis-je pas être simplement heureux devant le monde dont je rêve. Pourquoi discerner la joie et l'espoir sans qu'elles m'envahissent ? Pourquoi au contraire vouloir se laisser bercer par une émotion puissante et néfaste quand on sait qu'elle ne nous apportera rien car tout ce qui devait être vécu l'a déjà été ? Peut être est ce un problème de concept. Peut être que les choses peuvent entrer en moi et me toucher mais ne peuvent en ressortir. Je suis donc noyé dans un mélange de sentiments antagonistes me permettant de pleurer la faim dans le monde en rigolant d'une blague sur internet pendant que j'enterre mon espoir de projecteur en jubilant d'un projet bien moins enviable. Tout ça en restant de marbre. 

Je me sens comme un petit enfant, perdu, effrayé qui lutte pour rester debout quand tout s'écroule et que plus rien ne semble suffire ou être assez attractif pour être envier. J'ai l'impression que je suis un petit garçon qui a juste besoin d'être rassuré. Mais je n'ai pas peur. Je ne suis pas perdu. Je n'ai pas besoin de lutter. Je tiens. Stoïque. De marbre. Je ne comprends pas.

J'ai écris sans filet et sans relecture. je ne l'avais pas fait depuis un moment et je crois que je me sens soulagé. Je vous direz peut être ça dans les prochains jours 



"Now hush little baby, don't you cry
Everything's gonna be alright
Stiffen that upper lip up little lady, I told ya
Daddy's here to hold ya through the night
I know mommy's not here right now and we don't know why
We fear how we feel inside
It may seem a little crazy, pretty baby
But I promise momma's gon' be alright"

vendredi 4 novembre 2016

[ VIDE ]


Voilà voilà...

On me dit souvent que je suis "quelqu'un de bien", mais quand on rajoute un "tu le sais ?" derrière, ben j'ai juste envie de répondre non. J'ai comme l'impression de porter un masque, de ne pas être honnête avec personne, peut être pas même avec moi. C'est comme si j'étais quelqu'un de mauvais qui avait longuement travailler pour apprendre à laisser filtrer uniquement ce que je peux, ce qui est communément accepté pour garder une bonne image aux yeux des gens. Quelqu'un de mauvais (ou du moins bien plus que ce que l'on a tendance à croire) et assez malin pour manipuler et dissimuler ce qui doit l'être, sans être pris. Un joli fruit, moisi à l'intérieur. C'est un peu l'image que j'ai de moi. Quand moi je sais ce que je fais, ce que je pense, ce à quoi je réfléchis, comment je suis capable de me comporter ou même comment je fonctionne, je ne peux pas comprendre que j'arrive à cacher tout ça. Le fait que je sois capable de le cacher rajoute déjà un peu de pourri à ma personne, mais j'ai l'impression que c'est tellement gros... Je dois être devenu un maitre dans l'art du camouflage. "C'est impressionnant, tu pourrais venir de gagner les europes ou de perdre ta mère, j'ai l'impression que t'as toujours la même expression et que tu ne laisse jamais rien paraître. On sait jamais ce que tu penses"  m'a - t - on dit. C'est un peu exagérer, il y a des choses que je laisse paraitre. Mais ça confirme que j'ai une capacité à dissimuler les choses assez... développée dirons - nous. Je me demande même si même ici, où je suis sensé tout dire comme je le pense, je ne filtre pas un peu, sachant qu'on me lit. J'ai l'impression que je me cache, que je fais ce qu'on attend de moi, que je dis oui en pensant non, parce que ça me rendra "meilleur" de dire oui. J'ai l'impression de feindre des choses pour me rendre un peu plus humain et comme tout le monde. Parfois même, je me demande si je ne simule pas des émotions pour faire croire que j'en ai autant qu'une personne normale. J'ai des émotions, je ne vais pas dire que je n'en ai pas, ce ne serait pas crédible (hors le but est qu'on me croit n'oubliez pas que je suis habile...). J'en ai, mais en grande majorité, pas les même que tout le monde. Parfois absentes, parfois inadaptées, parfois démesurées. Les plus malins diront qu'il n'y a pas de normes, mais je me sens trop souvent en dehors de l'éventail des émotions que pourraient suggérer une situation. Et souvent je me pose une question. Je me demande ce qu'il en serait si les gens savaient. S'ils savaient tout. Je ne suis pas sûr d'être toujours "vraiment super".

Aujourd'hui on m'a envoyé une chanson dont les paroles avaient "un lien assez évident" avec moi. Petit extrait pour mieux comprendre (non après réflexion, pas d'extrait, l'intégrale sera mieux).

Bien, hormis l'intelligence physique du chanteur, le rythme entrainant et le clip plein de danse et de paillette que je vous conseille, que peut on en dire. Eh bien apparement je serais "de la foudre en bouteille" qui "éblouit". J'apprécie, vraiment (enfin je crois). Mais encore une fois, je ne vois pas en quoi je me distingue (et surtout pas en bien) de tout le reste du monde. J'ai du mal à y croire, du mal à m'en convaincre. Qu'ai - je de si précieux ou de si exceptionnel pour qu'on me compare à de la foudre en bouteille ? J'ai beau chercher je ne vois pas. J'ai tellement toujours chercher à pouvoir mériter ça que j'ai l'impression de être construit une carapace qui mérite peut être tout le bien qu'on en dit, mais de plus en plus, j'ai l'impression que cette coque correspond pas. 

Peut être que je devrais me libérer, exploser et tout laisser de côté, pour briller. Mais c'est plus possible aujourd'hui. J'ai scellé moi même la bouteille, j'ai troqué mon éclat contre un meilleur reflet social, encore du paraitre et du travail de mon image. Et maintenant je suis plus vide que jamais. Tout ça m'a transformé, je ne suis plus le même. Et je réalise jour après jour à quel point. J'ai perdu ma plussoyance. J'ai perdu mon éclat. J'ai perdu qui j'étais. J'ai perdu l'espoir, la passion et le rêve. J'ai gagné le travail, la connaissance et la pression. Pression que je vis très mal, de manière extrême, comme tout ce que je fais maintenant. Je me rends compte que j'ai tellement sacrifier et perdu que je n'ai pas le droit d'échouer. Je m'auto pressurise la tête. Je pense qu'au fil des années, je me suis peu à peu empêcher ne serait ce que de penser à m'amuser, à profiter de la vie. La moindre envie est devenu culpabilisante, le moindre instant de rêverie une perte de temps, la moindre sortie une place en moins sur les classements qui me suivront toute ma vie. A tel point que j'en suis aujourd'hui au point de ne plus avoir envie de rien. Forcément, à force de refouler toutes les envies, à quoi bon en avoir ? Je me sens vidé de tout ce qui faisait de moi ce que j'étais. Je me sens coupable de ce que je suis devenu. 

Aujourd'hui je suis vide. Et quand je m'autorise une pause, un petit échappatoire, je m'accroche à lui comme à une bouée de sauvetage. Ce petit extra prends une ampleur considérable, incontrôlée, inadaptée, démesurée. Pendant quelques temps je ne vis que pour ça, que pour ce petit brin de liberté. Puis je me rend compte que c'est juste une douce illusion et que je ne peux me le permettre. Alors je sens tous mes fantasmes partir en fumée et je m'enferme à nouveau dans mon quotidien rythmé par une seule chose : le devoir de réussir. Rajoutez à ça un sentiment de solitude, alimenté par de récents évènements. Et vous aurez une idée de ce qui me tourne en tête en ce moment. Je suis seul, vide de toute émotion positive et plein de rancoeur voire de dégout de moi même. Enjoy. 

Dans les moments comme ça, ma pire ennemie est la musique. "Ah bon, mais pourtant elle est pas triste celle là ...?" Non, en effet "I'm free to be the greatest hère tonight, I'm free to be the greatest I'm alive" c'est absolument pas triste. Sauf que c'était ma mentalité il y a des années. Et aujourd'hui j'ai perdu ça, j'ai perdu cette envie qui me prenait au tripes et qui faisait que malgré le fait que c'était pas raisonnable, je fonçais quand même. Et encore plus étonnant, souvent je réussissais. Aujourd'hui c'est du passé et quand j'écoute des chanson comme ça, la sensation de liberté qu'elle m'offrait résonne à présent comme un lointain souvenir douloureux. 

Je n'avais pas écris autant depuis un long moment et je pensais écrire encore davantage mais j'ai été coupé et je n'arrive pas à m'y remettre. Ca suffira pour ce soir. 

Moi

"I can show a smile and say I'm happy
But there has got to be a better way"

samedi 29 octobre 2016

Grumpy.



Sitting on this chair. Drinking this tea. Listening this music. Thinking again. Writing again...

J'ai tellement besoin d'extérioriser. Tellement besoin de crier. Je pète un plomb. J'adore être là, mais vous m'avez déçu. Et je crois que le simple fait de dire ça, je crois qu'on à fait le tour.

24h, 5 amis, 5 choses qui déçoivent. Soit je choisi très mal mes amis, soit le problème vient de moi. Peut - être. Surement même. Parce que si personne "ne comprends comment je fais pour me relever aussi vite", pour moi, faire du yoyo émotionnel, sauter tout ce qui bouge, boire, fumer, penser à ce que je pense et faire tout ce que je fais, non, ce n'est pas un signe de bon état psychologique. Je vous adore, vous aimes pour la plupart (sous réserve d'être capable de ressentir quelque chose qui s'en approche), mais là, j'ai l'impression d'être un objet au milieu de vos mal-être respectifs. Mais moi non pus je vais pas forcément bien. Et quand je dis non en rigolant, je dis quand même non.

"If I surrender, if I lay my arms down
Am I a fighter ? 
Am I a fighter 
Cause I've been fighting so long baby..."

jeudi 20 octobre 2016

Paillettes, étoiles, confettis et papillons.


C’était une expérience exceptionnelle. A tout niveau. J’ai envie de l’écrire pour m’en souvenir. En plus de tout ce que j’avais au départ, je ramène avec moi des souvenir, des paillettes, des étoiles, des confettis et des papillons.

Une expérience sportive
Avant tout évidemment, c’était sportivement exceptionnel. Porter enfin les couleurs de la France, sur une compétition de cette envergure ça n’a rien de banal, ça sort du quotidien, c’est magique, comme une explosion de paillettes. En quelque sorte un nouveau sport aussi, entendre un public hurler pour vous, ça vous envahi, ça vous prend aux trippes, c’est indescriptible. Et j’ai eu la chance de le vivre. La moitié d’entre nous devaient prendre leur retraite après cette échéance. Cette même moitié est en train de préparer la prochaine saison. C’est une ambiance qui s’empare de vous, qui vous fait vous sentir vivant. J’ai trouvé dans cet univers ce qu’il me manquait jusqu’à présent dans mon sport. J’ai trouvé cette attente de prestance, de spectacle, de show, de jeu avec le public, d’expression. J’ai trouvé les paillettes. Et c’est définitivement jouissif. Cette semaine plus que jamais je me suis senti vivant. Et je veux continuer à vivre. Des paillettes.

Une expérience qui changera mon emploie du temps
C’était aussi une expérience, je l’espère à nouveau, professionnelle. Ou plutôt une expérience permettant de recadrer les objectifs professionnels. Une réinsertion dans ma vie d’étoiles. C’est peut-être le déclic dont j’avais besoin pour me rappeler qui je suis, ou plutôt qui j’étais et qui j’étais en train de devenir. Quand je pense à tout laisser tomber pour ma blouse blanche, d’éteindre les étoiles qui me font tellement de biens, je me rends compte maintenant que c’est une erreur que j’ai déjà faite à maintes reprises. Et pourtant je continue de suivre cette trajectoire là. Je dois rectifier le tir. Je dois rééquilibrer les choses pour garder ce petit enfant et cette folie en moi. Je dois mettre des étoiles dans mes yeux. Dans mon cœur. Dans ma vie. Et puis n’oublions pas que la blouse blanche n’a jamais été le premier choix. Je n’ai pas encore fini. Des étoiles.

Une expérience humaine
J’ai appris pas mal de chose sur moi même cette semaine. Une expérience en sensation, en émotions et en ascenseur émotionnel. C’est difficile à gérer, d’autant plus lorsqu’il faut composer avec le reste du groupe. Et moi, aussi sauvage que je suis, j’ai aimé ça. J’ai aimé partagé ça avec eux. C’est un peu comme se disputer un paquet de confettis et l’éventrer partout. Des confettis. Et même mieux, j’ai envie de recommencer. Je m’en suis souvent plaint, mais putain qu’est ce que c’est bon. J’en ai appris sur moi, j’en ai appris sur eux, j’en ai appris sur les relations humaines. J’ai appris que le bonheur de partager peut faire oublier les plus profondes rancunes. J’ai appris à avoir plus confiance en mes intuitions. J’ai appris à connaître des gens davantage. En bien ou en mal. J’ai appris à communiquer avec des étrangers mais surtout que certains langages sont universel (à lire le passage du bas). Pour quelqu’un comme moi, c’est étrange d’écrire ces mots, si on me l’avait dit je n’y aurais pas cru moi même. Mais j’ai pris une claque, et j’ai adoré ça. Des confettis.

La plus belle des mauvaises choses.
Un regard, un sentiment lointain, oublié. Des papillons. Une déception et un revirement incroyable de situation. Un regard à nouveau. Puis un sourire. Puis un autre. Un sourire envoutant. En finalement une phrase qui a eu raison du peu de moi qui luttait encore. Coup de foudre. Je n’ai pas encore beaucoup de recul sur ce qui s’est passé. Ce que je sais c’est que c’était tellement intense… A l’image de cette semaine, mais sur un domaine bien plus personnel. Je ne sais pas si c’est l’oublie de cette sensation ou si c’est juste vrai, mais je n’ai pas l’impression d’avoir ressenti ça avant. Il y aura forcément des conséquences. Je m’en veux car ce n’était pas vraiment correct. Mais je sais aussi maintenant que nous n’avons plus d’avenir. Ça ne sera pas facile mais c’est le mieux, je le sais maintenant. Si nous en avions un, jamais je n’aurais pu ressentir ça pour quelqu’un d’autre. 5 minutes. C’est tout ce qu’on a eu. 5 minutes à 5h du matin. Tu disparaitras aussi vite que tu es arrivé, c’est certain. Mais aussi bref que ce soit, j’ai trouvé ça tellement beau et précieux. J’vais peut être besoin de toi pout réaliser. 5 minutes. Et pour une fois, je me souviens de tout. Ton regard, ton sourire, ton odeur. Les papillons. Ta main. Tes lèvres. Et en boucle dans ma tête, cette phrase dite avec ce sourire. Les papillons. Les papillons.

Des papillons.

"When a boy looks at another boy the way I looked at you all night, 
there is no doubt that he is interested in you"

jeudi 22 septembre 2016

Un pas en avant. Quatre ans en arrière


Quand il n'y a plus personne pour écouter, plus personne pour répondre, on retrouve ses vieilles habitudes. Celles qui soulagent un peu. Celles qui n'ont ni besoin d'écouter ni besoin de répondre.

Je ne sais plus quoi faire.

On parle souvent de tirer sur la corde. J'ai pensé à cette expression. A force de tirer dessus, les fils lâchent, un à un, ça par dans tous les sens, puis tout fini par se briser. Mais si on décide de lâcher la corde avant qu'elle ne casse, si on décide d'abandonner, comment savoir si elle aurait bien cassé si l'on était resté accroché ?

Comment savoir si on tient toujours suffisamment à quelqu'un pour continuer la même relation avec lui ? On sait qu'on tient à lui. Mais on sait aussi que c'est d'une manière moins intense qu'avant. Mais comment savoir si c'est définitif ou si cette diminution laisse tout de même assez d'intérêt pour continuer ?

Comment savoir ce qu'on doit choisir quand on à le choix entre une situation peut être moins bonne mais à long terme et une courte période de feux d'artifice avant une longue et douloureuse descente aux enfers ? Comment savoir si je te regretterais ? Comment savoir que c'est allé trop loin ?

Comment savoir si je tiens à toi ou si je tiens à la relation ? Comment choisir entre toi et quelque chose de différent ? Comment pourrais - je me regarder en face si je te quitter pour ma tranquillité alors que tu es celui avec qui j'ai envie d'être bien. C'est ça le problème, c'est avec toi que je veux être bien, mais je crois bien que je ne le suis pas. Si je ne suis plus avec toi, je m'en voudrais très longtemps de t'avoir abandonner, si je reste, je ne suis pas sur d'être à 100% combler. Si je pars tu me manque.

Comment vivre avec ce sentiment de t'avoir blessé et de t'avoir abandonner pour être cette personne que je ne veux pas être. Comment faire autrement que de croire aveuglément que tout peut encore s'arranger quand l'inverse reviendrait à me détester et à ne plus oser me regarder dans un miroir. Pourquoi n'ai je pas juste besoin de quelqu'un d'attachant, comme tout le monde.

Pour une fois dans ma vie, j'aimerais être comme tout le monde. Pour une fois. Pour toi.

Moi

"Cause no one wins, 
when love breaks down we both die"

vendredi 2 septembre 2016

3 mois, 2 photos, 1 idée



Je ne sais pas trop si c'est un exutoire ou un point final. Je ressentais juste le besoin d'écrire. Ca faisait longtemps. Et j'espère que tu ne liras pas.

Depuis un mois se bousculent dans ma tête des idées, des scénarios, des ressentis et je ne suis pas sûr de la manière dont je dois les interpréter. Je ne sais même pas si je dois leur prêter attention. Je ne saurais donner l'origine de tout ce processus, ni même classer les différents éléments

pour savoir s'ils sont des causes ou des conséquences. Je ne sais pas grand-chose en somme. Mais je sais que c'est plus pareil.

Je sais aussi que je t'en veux. Je t'en veux parce que même si je risque d'en souffrir bien moins que toi, je subis le processus. Je ne sais pas si tu es l'entier responsable, ce que je sais c'est que tu as tiré en plein dans l'un des meilleurs atouts que tu avais. Tu as éclaté la meilleure bouée dont nous disposions et maintenant je me noie. Il reste quelques petits débris flottants par-ci par-là, mais j'ai de plus en plus l'impression que je coule. Je n'ose te blâmer parce que la bouée n'aurait peut être pas suffit. Mais ce n'et pas une raison pour autant. Je ne peux te blâmer, mais je peux t'en vouloir. Et je t'en veux.

Je t'en veux à toi plus qu'à un autre. Parce que toi tu étais parfait. N'est-ce pas là le comble de l'absurde ? En vouloir davantage à quelqu'un qui fait un seul petit faux pas  justement parce que d'habitude il n'en fait pas ? Cela veut-il dire que j'aurais davantage passé l'éponge avec un connard ? J'ai envie de vomir mais je pense malheureusement que oui … Tu n'imagines même pas à quel point je m'en veux de penser ça. Mais je crois qu'il y a une symbolique derrière tout ça. Tu étais droit, irréprochable et tu me donnais envie de l'être au moins tout autant, pour toi. Maintenant ma représentation de toi à changé, tu es juste quelqu'un d'exceptionnel, probablement la personne la plus gentille que je connaisse au monde, mais maintenant tu es plus humain qu'avant. J'ai perdu quelque chose dans l'histoire. Et je t'en veux pour ça. Tu as troqué ton éclat qui me plaisait tant chez toi pour quelques photos et j'ai l'impression que c'est ça qui ne passe pas. Tu as perdu ta plussoyance à mes yeux.

Je t'en veux également d'avoir préféré faire profiter un autre plutôt que moi quand je te le demandais. Et maintenant que je n'ai pas eu le privilège d'ouvrir le bal, passer en second me dégoute et fat tout remonter à la surface. Alors je me prive de quelque chose que j'aime beaucoup. Le paradoxe étant que si je cède à mes pulsions en acceptant de passer second je me remémore des images que j'aurais préféré ne jamais voir, mais si je les ignore pour me préserver, je ressens un manque que j'attribue directement à ce que tu as fais. Dans les deux cas, je ne peux échapper de repenser à tout ça. Je suis pris au piège.

Je t'en veux parce que même si ce n'est pas à l'origine de mon détachement, comme je te l'ai dit ça ne m'aide pas, au contraire. Je me dis que je dois rester droit et irréprochable pour toi, faire une croix sur quelque chose qui me plaisait quand même un peu, pour toi. Toi qui n'a pas su le faire pour moi. Je me dis que sans tout ça je serais probablement dans la même situation de doute, mais à la place de t'en vouloir pour tout ça je m'accrocherais à l'idée que je dois être aussi droit et parfait que toi. Mais ce n'est plus le cas. Et pour ça, je t'en veux, encore une fois.

Je ne sais pas si je vais réussir à passer au dessus, il y a la distance, l'absence, certes. Mais ce n'est pas tout. Et maintenant, comme je te disais, ce n'est plus pareil. J'ai énormément d'affection et de considération pour toi, tu restes et resteras plein de qualités, mais quelque chose à changé et ça, malheureusement je crois que je ne peux pas aller contre. Et pourtant, dieu sait que je le voudrais. Continuer, comme l'an dernier, continuer de profiter avec toi, savoir que je pourrais t'avoir près de moi le soir en me couchant. Mais comme je le disais, je ne suis pas sûr que la simple suppression du facteur distance suffise à nous ramener quelques mois en arrière.

Cette idée que plus rien ne sera jamais pareil, que quelque chose est cassé et ne sera jamais plus comme avant me tourne en tête depuis un mois. Comme cette chanson publicitaire énervante qu'il est impossible d'éliminer. Cette idée que je ne peux ignorer ou choisir d'oublier. C'est très coriace une idée. C'est une chose évolutive et expansible. Le problème est que cette idée là prend de plus den plus de place dans ma tête. Et plus elle fait son chemin, plus elle se nourrit de petits détails jusque là oubliés.

Beaucoup de choses qui ont rendu les deux derniers mois encore plus compliqués. Beaucoup de voix dans ma tête qui se permettaient de dire que je devais tenir pour quelqu'un à qui j'en veux alors qu'à une semaine près elles m'auraient supplié de tenir pour une personne extraordinaire.

Je te blâme énormément dans les derniers paragraphes mais je ne t'en veux pas viscéralement. C'est simplement un arrière goût amer. Je sais que je suis également bien impliqué dans mon détachement. Tout d'abord par mon tempérament, que je ne peux malheureusement pas contrôler. Je sais bien qu'il n'est pas normal, ou du c=moins commun, de se détacher spontanément en cas d'absence. C'ets peu être un mécanisme de défense pour ne pas souffrir du manque, je ne saurais l'expliquer. J'ai pu l'expérimenté déjà plusieurs fois par le passé, je dois reconnaitre que c'est quelque chose qui me terrifie. Mais quoiqu'il en soit, c'est comme ça que je fonctionne et je m'excuse de te faire autant de mal.  Je sais aussi que je n'ai pas été tendre avec toi ces dernières semaines, pour essayer de te préparer à une éventuelle fin, que tu le sentes venir car tu me semblais être dans le déni le plus complet que les choses n'allaient pas dans le bon sens. J'ai été méchant, encore une fois je m'en excuse. J'espère que ça pourra t'aider si les choses tournent mal ou mieux que tu me pardonneras si elles tournent bien. J'ai donc également beaucoup de tords dans cette situation, je suis peut être même le seul responsable, essayant juste de te trouver de faux tords. Mais je pense quand même avoir bien trop d'estime et d'affection pour toi pour ne pas faire ça.  

Quoiqu'il en soit, jusqu'à présent tu as été un petit copain admirable et adorable et je ne regrette ni ne regretterais jamais tout ce que l'on a déjà vécu. J'ai envie de croire que ce n'est pas encore fini, malheureusement, j'ai l'impression que mes sentiments ont changés ainsi que cette idée qui tambourine dans mas tête, me disant que plus rien ne sera jamais comme avant. Et contre ça je ne peux rien…

Moi 
probablement bientôt seul

"Qu'y a-t-il de plus résistant comme parasite ? 
Une bactérie ? un virus ? un ver solitaire ?
Une idée ! 
Plus résistante et contagieuse. Une fois que l'idée s'est installée dans l'esprit, il est presque impossible de l'éradiquer. Une idée arrivée à maturité à intelligibilité, elle s'enracine là-dedans. Quelque part."


lundi 23 novembre 2015

What about what kill you ?

Crever déchiré pendant que tout le monde m'applaudit, voilà ce que je ressens.


            J'aimerais commencé ce retour par une question. On dit souvent que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, mais qu'en est - il de ce qui nous tue ?

          J'ai l'impression de mener une guerre perdue d'avance, de me battre pour quelque chose que je ne veux même pas. J'ai l'impression de lutter en vain, de me fatiguer à me débattre dans tous les sens pour rien, de m'agiter sous l'eau en perdant le peu d'oxygène qu'il me reste. 

When you try your best, but you don't succeed
When you get what you want, but not what you need,
When you feel so tired, but you can't sleep,
Stuck in reverse.

          J'ai fait un mauvais choix il y a longtemps, probablement le plus mauvais de ma vie, je m'en rends compte aujourd'hui, malheureusement il est trop tard. Le mauvais choix a été de croire que je pouvais mener deux batailles gigantesques en même temps. Quelqu'un de sage aurait privilégier la plus importante quitte à en engager une seconde de bien moindre ampleur à côté. Mais je ne suis pas quelqu'un de sage. Je suis fou. Et dans notre société, les fous sont admirés jusqu'à ce qu'ils s’effondrent. Jusqu'à présent on m'admire (bien à tord selon moi), je me demande  cependant si, pour une raison qui reste encore inconnue et est pourtant la clé de tout, je ne suis pas en train de m'effondrer. A vouloir mener deux batailles de front je suis en train de les perdre toutes les deux. Il est trop tard pour abandonner la secondaire pour laquelle trop de troupes se sont déjà battues et pour laquelle trop de sacrifices ont été faits. Mais il est impensable d'abandonner la première, la principale, celle qu'on veut, celle qui nous donne une raison de nous lever. J'ai cru que je pourrais. J'ai cru qu'en supprimant tout le reste, qu'en ayant seulement deux buts et qu'en dirigeant toute la force de frappe sur ces deux objectifs cela suffirait. Alors c'est ce que j'ai fait. J'ai supprimé tous les parasites, petit à petit, tout le reste à disparu, tout s'est effacé, tout est mort peu à peu, pour finalement me laisser seul et sans rien d'autre au milieu de ces deux champs de batailles. Aujourd'hui je suis vidé, à bout de force, sans plus rien autour à quoi me raccrocher. Je me suis tiré une balle dans le pied tout seul. Et aujourd'hui j'ouvre les yeux sur tous les mauvais choix que j'ai fais. 

And the tears come streaming down your face
When you lose something you can't remplace
When you love something, but it goes to waste
Could it be worse ?

          Aujourd'hui pour une raison qui m'échappe je perds le contrôle. J'ai souvent parlé de la théorie des vases communicants, et inconsciemment même si tout ne pouvait pas être parfait, j'avais le contrôle de ce que je faisais, de ce que je choisissais d'élever et ce que je choisissais de sacrifier. Aujourd'hui je perds pied, tout me glisse entre les doigts et je n'ai plus aucun contrôle. La raison et les sacrifices me poussent à sauver les meubles, mais j'y perds toute mes forces, toute mon énergie et tout ce qui fait que qui fait de moi ce que je suis. Peu à peu, mois après mois, je m'éloigne de ce principal combat vital. Peut - être m'en suis - je trop éloigné. Peut - être suis - je en train d'en mourir. Ce qui est sûr c'est que l'erreur est faite, et je ne peux que continuer à creuser mon trou. 
          Ce soir si je suis si mal et que j'ai besoin d'écrire c'est que j'ai l'impression que j'ai le choix entre continuer à me battre pour les deux combats en sachant que ce n'est qu'une question de temps avant que je ne les perde tous les deux ou que j'y reste, ou choisir de mourir à petit feu de honte, d'ennuie et de banalités. Sacré programme.
          Bonne soirée.

Moi 
(qui le suis de moins en moins)


"J'ai peur d'avoir rêvé de carrière et d'avoir échoué
D'avoir à regarder en arrière et de me dire mais qu'ai - je fais...?"

jeudi 9 avril 2015

Et pourtant il y avait tant à dire …



Je n'ai pas voulu écrire depuis quelques temps. Je dis vouloir car oui c'était un choix. J'avais envie d'être heureux et pour moi l'absence d'article est une sorte de reflet de mon état psychologique général. Réaction stupide. Auto persuasion. Je suis heureux. Je vais bien. Mais ce n'est pas pour autant que  je n'ai rien à dire. Mauvais choix, encore une fois. J'ai voulu ne rien dire pour me persuader qu'il n'y avait rien à dire. Et pourtant...

Il est  impossible de rattraper tout le temps perdu mais je crois que j'ai besoin de trouver quelques choses pour me vider la tête. Et je me suis souvenu qu'il fut un temps, écrire ici marchait plutôt bien. Alors quitte à passer pour un mec qui se plaint, autant que ça soit utile.

Depuis deux jours, j'ai l'impression que quelque chose a changé. Si je devais l'imager je me comparerais à l'escargot que l'on touche. Tu m'as touché (ou je me suis touché tout seul plus tôt) et je suis en train de me réfugier dans ma coquille. J'ai l'impression de faire faux-pas sur faux-pas. Je n'arrive jamais à agir comme il le faudrait, comme tu l'attends. Et plus j'essaie plus j'échoue. J'ai l'impression d'en être arrivé au point où j'ai peur de parler, peur de faire quoi que ce soit de peur d'empirer la situation. Je m'enferme dans ma coquille et j'ai peur d'agir.

On n'a pas besoin de ça. Alors demain, soit je suis honnête et j'empire la situation en laissant paraître que quelque chose cloche, soit je nous mens à tous les deux en faisant à contre cœur comme si tout était normal. Je crois que c'est un des dilemmes qui me dégoûte le plus de toute ma vie.

J'ai peur et je sais plus quoi faire pour bien faire.

Moi

"Tell me something, I need to know
Then take my breath and never let it go
If you just let me invade your space
I'll take the pleasure, take away the pain
And if in the moment I bite my lips
Baby, in that you'll know this is 
Something bigger than us and beyond bliss
Give me a reason to believe it. "



mercredi 8 avril 2015

Shy


Just a little try. 
I need. I won't. 
I try. 

"L'erreur est humaine. Persévérer est diabolique."

mercredi 21 janvier 2015

Your love shines the way into paradise






Je pense que tout est dit. Je suis en train de devenir accro, et au lieu de m'habituer à cette addiction et d'apprendre à la gérer, je crois que j'en ai de plus en plus besoin. Et vous savez quoi ? Je crois que j'aime ça. Bien sûr il y a des jours où c'est moins drôle que d'autres mais c'est tellement bon de sentir que l'on ressent des choses. 
J'ai souvent parlé de drogue ou d'addiction sur ce blog, c'est la première fois que l'une d'elle me fait autant de bien. 
J'ai souvent évoqué des personnes sur ce blog, c'est la première fois que l'une d'elles me rend aussi heureux. 
J'ai souvent pleurer des larmes et des larmes sur ce blog lorsqu'on me couper les ailes pour une raison ou une autre, c'est la première fois que je l'accepte aussi sereinement. 
J'ai souvent évoqué mes doutes sur ce blog, mais c'est la première fois que j'ai envie de les ignorer pour profiter.
J'ai souvent écris en pleurant sur ce blog, c'est la première fois que je le fait en souriant bêtement. 
C'est la première fois de ma vie où je me sens si bien, équilibré et heureux grace à une seule et même personne. Je me dis que je me suis pas trop trompé depuis toute ces années en disant qu'il me manquait quelque chose, quelqu'un. A présent c'est chose faite et je sens que je me suis remis à avancer, à grandir, à vivre et à devenir moi. Et je le fait en étant heureux. Enfin. 

Moi (mais avec lui). 

"Cause I do not accepte any less
Than someone just as real as fabulous"

mardi 20 janvier 2015

Définition : [n.f.] : qui donne un sens



Je pense qu'il est tant de donner une nouvelle définition à ce blog. Un nouveau chemin un peu différent de l'ancien, de redéfinir son utilité, de justifier et de préciser son recours.
Jusque-là j'écrivais pour me plaindre, pour réfléchir, pour évacuer. Aujourd'hui je pense que ce dont j'ai envie c'est plus de poser mes pensées qu'elles soient négatives ou positives. Ecrire juste pour me lire et faire comme si je pouvais me voir d'un regard extérieur à moi et ainsi être plus objectif à mon sujet. J'ai envie d'inscrire ma vie personnelle et psychique et non plus juste de me plaindre. Ce changement est probablement dû aux évolutions dans ma vie, même si à travers mes yeux et mon ressentit elle est moins sous l'excitation du nouveau qu'il y a quelques semaines ou mois, elle reste bien plus optimiste qu'il y a quelques mois ou années. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir des flops qui seront également présent ici (non non ça va pas devenir bisounoursland non plus fait pas exagérer). 
Voilà. 

Moi 

" Ce récit est autobiographique. Cependant je ne le considère pas comme une autobiographie. C'est un témoignage. J'y raconte le combat entre mon égo appeuré et une partie plus apaisée de moi que j'appelle mon essence. Je l'ai écris avec un maximum d'authenticité pour faire un cadeau à ceux qui le liront. Car à ce niveau de partage, nous découvrons que nous sommes tous les mêmes. [...] Je tiens un journal non pas pour y raconter ma vie mais pour me poser des questions, interroger mes intentions et devenir, je l'espère, un peu moins dupe de moi - même."

samedi 10 janvier 2015

Hello darkness, my old friend, I've come to talk with you again



          Bon, bon bon.

          Me voici à nouveau à écrire, je ne pensais pas me retrouver ici si tôt, il se trouve qu'on m'a forcé la main où le genou plutôt. J'ai hésité à écrire, à rompre ce silence qui commençait à être long et traduisait un bien être général. C'est un peu comme la coupe de champagne au réveillon pour un alcoolique sevré. Néanmoins, je pense que pas mal de choses ont changé, je ne pense pas que cet article sera le même que les autres, un peu comme du champagne sans alcool qui ne rompt pas vraiment l'abstinence, une sorte d'écart qui ne compte pas vraiment (psychologiquement, ce silence était important). Réels changements ou auto-persuasion involontaire, ça par contre je ne peux pas le dire.

          Bien sûr, je pourrais pleurer ma douleur physique et psychologique.  Bien sûr, je pourrais crier à l'injustice quand je vois l'implication de certains comparée à la mienne. Bien sûr je pourrais hurler mon désespoir et mes rêves partis en fumée. Parce qu'arrivé à l'âge et à l'expérience où je suis, une longue pause est souvent définitive. De plus, n'étais - je pas le premier à dire que tout cela finirait sur une blessure ? Si je regarde les dernières années, j'ai subit la blessure psychologique que j'ai réussi à pallier mais pas à guérir, la blessure symbolique que je n'ai toujours pas apprivoisée et maintenant se rajoute la blessure physique. Pourquoi arriverais - je à surmonter celle là alors que les deux premières perdurent ? Tant de points qui me font penser que c'est un point final.



          Aujourd'hui, par changements et n'aimant pas le champagne, j'ai envie de voir les choses sous un autre angle. Bien sûr, les choses sont telles que décrites dans le paragraphe précédent. Mais avec un peu de travail psychologique et de gymnastique intellectuelle on peut se débrouiller autrement.
Depuis quelques temps je me demande quelle place attribuer à chaque aspect de ma vie, me demandant s'il est nécessaire de continuer pour certains, si je ne me suis pas trompé pour d'autre. Mine de rien, je viens de gagner un temps hebdomadaire considérable. Je peux bénéficier de cette nouvelle mise à genou (#BEST JEUDEMOTEVER) sur deux tableaux. Tout d'abord, je mets en pause quelque chose dont je doutais de la nécessité et l’intérêt. Même si c'est pas mon truc, il parait que les pauses sont de bons moyens de réaliser le manque et de raviver la flamme (#TMTC). Deuxièmement, je me libère du temps pour restructurer mon emploi du temps au quotidien, redéfinir mes priorités et mes envies principales.

          Déjà le manque se fait sentir. Ou du moins certaines choses qui me donne envie de ne pas rester à genou. Le fait qu'on me dise "non" me donne envie de dire "on parie ?" (arrogance quand tu nous tiens...). Le fait de voir une idée devenue bien trop lointaine s'effondrer sans que je ne l'ai permis me donne envie de la réparer, de me réparer.



          Et puis si je me trompe, si je m'habitue au manque (qui n'en serait donc plus), ça en sera peut être plus simple avec cette nouvelle philosophie sans alcool. Et je pourrais au moins dire que j'avais raison quand à la fin de l'histoire.


"Mais pas le choix, 
Les gens en face attendent beaucoup de moi
Si je baisse les bras
Quoiqu'il se passe je ne peux m'en prendre qu'à moi.
Depuis je garde le sourire

J'me voile la face 
Et ton regard fait que j'envie ta place 
Depuis je garde le sourire 
Je prends sur moi 
Ce maquillage fait que tu ne le vois pas."