lundi 24 avril 2017

Et si la roue n'en été pas une ?

Vous m'avez étonné.


Je me suis toujours demandé s'il exister un certain équilibre. Pas forcément une force supérieure qui s'engage à ce que chacun reçoive autant de bien que de moins bien, plutôt en terme de statistique. Statistiquement on a une chance sur deux pour que quelque chose de bien ou de mauvais nous arrive à chaque moment de notre vie. Statistiquement, sur le nombre infini de chose qu'il nous arrive par jour, il est impossible que le tirage BON ou PAS BON soit le même à chaque fois, c'est du hasard. Sauf que le fin statisticien que je suis sait que ce genre de tirage au sors est réparti très précisément en cloche. Il y aura donc une majorité de genre au milieu, avec autant de bon que de pas bon, et plus on se rapproche du côté 100% bon ou 100% pas bon, plus les effectifs seront réduits. Pour une illustration plus simple, imaginons deux jetons de couleur, l'un bleu, l'autre rouge. supposons que l'on tire au sort un jeton deux fois de suite. On pourrait avoir : bleu puis rouge, bleu puis bleu, rouge puis rouge ou rouge puis bleu. On a donc 50% de chance d'en avoir un de chaque alors qu'on a que 25% de chances d'en avoir 2 rouges ou deux bleus. Remplacez le rouge par ce qui nous arrive de bon, le bleu par ce qui nous arrive de mauvais, remplaçons les deux tirages par les milliard de choses qui nous arrivent tous les jours et vous voyez ce que ça donne. Tirez toujours le bon numéro c'est quasiment impossible, de même que le bon. C'est ce que les gens traduisent par "la roue tourne" ou "les choses s'équilibre". Non en fait on a juste besoin d'attendre que le grand manitou (ou le destin plutôt, ça fait moins superstitieux) tire un jeton de l'autre couleur. Mais franchement, moi, je trouve que ça fait un moment qu'il tire la mauvaise couleur. C'est aisé de croire que le monde et la vie son régis par des statistiques, ça se comprend les statistique, ça se touche, ça donne de l'espoir quelque part. Mais la question qui se pose c'est quel est la part de l'humain dans le tirage, quelle implication ou influence (si tant est que l'on en ait une) avant nous sur le tirage ? Pouvons nous par nos faits et idées influencer le tirage ? Je ne sais pas. Je pense que je l'ai eu cru à un moment. Je pense que je ne crois plus en grand chose à ce moment même. 
A l'opposé, ma théorie des vase communiquant supposait un taux de bon et de mauvais constant simplement réparti différemment selon nos (ou du moins mes) propre(s) choix. Pourtant, si j'avais à un moment l'impression de pouvoir choisir quel vase je remplissais davantage au détriment d'un autre, actuellement j'ai l'impression de m'acharner un vas qui fuit. Ce vase qui fuit pompe toute l'eau des autres vases. Ils sont vides. J'essaie de les remplir avec d'autres choses, je n'ai plus assez d'eau alors j'y mets tout ce que je peux pour compenser, mais ce n'est pas pareil, ça marche un temps puis ça arrête de fonctionner alors j'en mets encore plus, puis de tout et n'importe quoi, ça part en vrille total. A tel point que certains de ces vases ont même on était brisés en route, et ne seront certainement plus jamais utilisable. On pourrait essayer de les recoller, mais ils ne seront plus jamais pareil. Il garderont toujours cette affreuse cicatrice en plein milieu de la figure qui nous rappellera en permanence que nous avons perdu. Alors que choisir ? La cicatrice affreuse nous rappelant notre échec tous les jours ? Ou vaut - il mieux renoncer, jeter les morceaux et espérer oublier ? 
Quoiqu'il soit pour l'instant, je ne tire que des mauvais jetons et remplis un vase qui fuit. Espérons que la roue tourne. 

"Nous sommes des animaux particulièrement égoïstes 
qui se débattent sur la terre et comme nous avons un cerveau 
on fait tout ce qu'on peut pour a l'occasion aspirer à autre chose 
et échapper à cet enfer"

mardi 18 avril 2017

Quinze


A écouter en boucle.


Il y a souvent un sens à chaque mots dans ce que j'écris ici. Souvent, il y a des choses cachés, des choses assez invisible si on ne sais pas vraiment de quoi il est question. Mais pendant les 2870 jours, j'arrivais à parlais librement. De manière camouflée et souvent incompréhensible mais je parlais. Là j'ai l'impression que j'en arrive au point où je n'ose même plus écrire, je m'auto censure.

Souvent écrire me faisait du bien, me soulager pour quelques jours où du moins quelques heures. J'ai l'impression que c'est de plus en plus inutile. Un peu comme tout le reste en fait. J'ai l'impression que cela fait 5 ans que je m'attelle à détruire tout ce que j'avais construit. C'est un peu extrême peut être, il y a eu des choses positives ces 5 ans. Mais en comparant point par point un week end comme celui là et un week end il y a 5 ans, je me dis que je me suis perdu en route.

J'avais accepté le marché, j'avais accepté de tout mettre de côté, j'avais simplement garder 2 petites heures à moi. Et je m'étais promis de tenir. Bien sûr en éternel insatisfait que je suis j'ai essayé de garder le reste aussi, mais je me suis vite rendu compte que ça ne marchait pas, alors j'ai capitulé, et j'ai effacé tout le reste, tout ce qui fait qu'à présent "le malheur des autres ne m'atteint pas", ni rien d'autre d'ailleurs. Je pense qu'inconsciemment j'ai fait le choix de tout occulter, parce que sinon, c'était pas possible. Alors apparement d'un point côté ça a été plutôt efficace, mais je ne savais pas que ce que ça ferait de moi ... A cette époque là, j'ai blindé tous les aspects de ma vie source de perte de temps et de manque de concentration. Tout sur ces deux heures. Peu après, j'ai découvert un autre moyen de profiter de la vie, un autre échappatoire, qui fait du bien au moral, qui occupe l'esprit, mais qui le fait aussi souffler. Quel que soit la forme que prenait celui ci, les 2h ont perduré, je me l'étais promis.

Finalement, j'ai échoué. Et je crois que c'est là que tout a empiré. Je filais déjà du mauvais coton, mais ça passait. Je crois que ça a été le coup de grâce, ce coup à l'arrière des genoux quand on ne tient pas debout, ce poing dans la face marquant la fin d'un combat de boxe. Depuis, je patauge. Je patauge dans un univers que je ne comprends plus. Je n'ai plus de repère, il ne me restait pas grand chose d'intact, j'avais tout sacrifié, plus ou moins, mais tout avait souffert. Là, j'avais plus rien. Je me suis demandé ce qu'on pouvait perdre quand on avait plus rien, quand on ne contrôlait plus rien. Je crois qu'en fait, on se perd soit-même.

Ma mère m'a souvent dit qu'elle avait peur quand je sortait "parce que j'ai vu un reportage à la télé qui disait que ce sont dans les cursus avec le plus de pression que les déboires sont les pire, justement parce qu'il faut éliminer toute cette pression". Alala, ma petite maman, je t'aime. Mais quelque part je pense qu'elle (ou France5 peut importe) a raison. Moi j'avais de quoi évacuer, puis encore une fois, les exutoires ont pris un virage assez brutal ces derniers temps. Et je ne sais que penser du résultat. Peut être que je réfléchis trop. Peut être que tout est raison de prise de tête chez moi, peut être. Mais quand on arrive à penser oui et non en même temps, je me dit que ça mérite quand même réflection. Je pense qu'il doit y avoir une hiérarchie dans les arguments et qu'il existe donc forcément une réponse, une solution à tout, un équilibre. Du moins j'ai envie d'y croire, parce que sinon, je suis dans la merde. Le problème, c'est que même s'il existe, je ne le trouve pas. Je me dis qu'il y a forcément un moyen d'être heureux, et ça peut paraitre étrange de me voir écrire ça, mais c'est justement parce que je prie pour qu'il y ait une solution que je me démène à la trouver et qu'à chaque désillusion je sombre.

J'ai rapidement compris que souvent il fallait toucher le fond pour pouvoir remonter. Ca souvent été vrai pour moi, dans plein de domaines, dans pleins de circonstances. Penser que ma vie n'as plus de sens après une soirée non reconduite en charmante compagnie c'est démesurée, mais deux jours après c'est passé. Certains auraient peu être eu un petit coup de blues quelques semaines, moi je dramatise, je touche le fond et je remonte plus vite. C'est comme ça que j'ai appris à fonctionner. Là j'ai l'impression que depuis des mois je me me force à garder la tête hors de l'eau (il va sans dire qu'actuellement je suis plus souvent en apnée qu'autre chose, mais bon) et le pire, c'est que les vents changent mais ne s'arrêtent pas pour autant. Je me suis demandé ce que ça ferait d'arrêter de réfléchir, de se battre et de toucher le fond. Alors ces derniers jours, je me suis laissé couler. La chute a été très longue. Et le pire, c'est que je n'ai pas trouvé le fond. Je ne sais même pas si j'aurais assez d'air pour remonter, je vous dirais ça dans la semaine, mais j'espère, je ne veux surtout pas mourir noyé là où j'ai plongé cette fois.

Je garde cette impression malsaine que rien n'a de sens, rien n'a d'importance, je suis une route sans que la destination n'ait une importance, ni la destination, ni les paysages, la manière dont j'y vais. J'ai l'impression que tout est illusion, que plus rien n'arrive à me donner le gout du plaisir. Je vis d'illusion et d'auto-persuasion. J'ai l'impression quoique je fasse (souvent dans l'excès je l'accorde, mais j'ai abord essayé la modération, ça ne marchait pas non plus) le résultat abouti toujours à une petite bactérie silencieuse qui me ronge juste assez lentement pour que ça passe presque inaperçu. Je ne saurais dire quand ça a commencé ni jusqu'où ça va allait. Mais là depuis plusieurs articles déjà, je le dis et le redis, j'ai peur. J'ai rarement eu peur de moi, peur de voir ce qu'il pouvait y avoir en moi, peur de ce que je pouvais devenir. Là c'est le cas. Peut être que je me plains pour rien. Peut-être, surement. Mais quelque chose ne va pas, le sens. Je pense que je ne suis pas aussi fort que je le pensais, et cette fois, je crois pas que j'y arriverais seul. Mais je ne vois pas comment enlever l'arrière goût de cendres que j'ai dans la bouche à longueur de journée. J'ai la bouche sèche. Et je suis épuisé.

Courrier dicté en présence du patient, non relu

"We take all kinds of drugs
it's our way to pretend
that we enjoy the life we've got
sometimes it hurts to pray
to god and other saints"


jeudi 23 mars 2017

Alors vous ne serez plus jamais fou



C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre.


***


C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre. C'est l'histoire d'un homme qui a oublié le goût du plaisir, le goût des sentiment. C'est un homme qui vit des choses, ça oui. Mais c'est un homme qui ne ressens plus ces choses. C'est un homme vide.

"Tu sais gamin, t'es jeun, tu ne peux pas savoir.
Mais c'est pas si compliqué de s'éteindre de l'intérieur. 
Se lever le matin, lire les même ingrédients, 
sur les même paquet de céréales, faire les mêmes
trajet, travailler avec les même putains de gens"

C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre. Un homme qui se sent vide et qui veut se vider la tête, au sens littéral du terme, avec un révolver. C'est l'histoire d'un homme qui s'entraine en détruisant à l'arme à feu six citrouilles nommées Vie, Enfance, Joie, Tristesse, Mémoire et Résilience. C'est l'histoire d'un homme qui n'a tellement plus de vie en lui que ses rires sont douloureux et ses larmes sèches. Inexistante. Comme lui.

"Maintenant ses épaules tombaient et il ne savait plus 
sourire sans avoir l'air triste. On sentait qu'il avait perdu 
quelque chose qu'il ne retrouverait jamais. Il était découragé. 
Voilà. Au fond de lui même, derrière ces yeux verts que 
soulignaient de larges cernes, son visage était baigné de larmes"

C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre. Mais c'est aussi l'histoire d'un homme qui tombe sur une magicienne. Et cette magicienne tient à sa renaissance. Mais pour ça elle le tue. Pour le faire renaitre tout neuf, sans toute la souffrance accumulée qui imperméabilise notre homme seul, triste et qui a oublié comment vivre de toute la beauté du monde.

"Ne craignez pas la tristesse mon petit, 
elle est la trace éclatante que quelque chose
de beau a existé"

C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre. Qui finit nu, rasé de la tête au pied, sans aucun souvenir ni aucune possession. C'est l'histoire d'un homme qui vient au monde vieux et qui construit une vie selon les dires de la magicienne.

"<< Il ne m'a pas reconnu ! Il ne m'a pas reconnu ! 
Il ne m'a pas reconnut >> Et le docteur riait, riait 
encore et encore d'un rire spontané et sonore, sans pouvoir 
s'arrêter. Il était devenu un homme nouveau, chauve et lisse.
Il était devenu fou"

C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre.  C'est un homme qui est devenu fou, et qui est maintenant heureux.


***


C'est l'histoire d'un homme qui se sent seul, triste et qui a oublié comment vivre.  C'est un homme qui est devenu fou, et qui est maintenant heureux.
J'étais un homme fou. Et je suis en train de devenir un homme triste, seul qui oublie comment vivre. Ce livre numéroté à l'envers et mon histoire qu'on devrait lire dans l'autre sens, à l'endroit.

Moi

"Run away with me.  Lost souls in revelry
running wild  and running free,  two kids, you and me."

mardi 7 mars 2017

Alors on danse encore. On s'embrasse encore plus fort



Ca se bouscule. Ca se mélange. Ca me rend dingue. Faut que ça sorte. 
Dans ces deux derniers jours complètement improductifs, j'ai eu le temps de faire deux choses. Trois en fait. Ah non quatre, mais la dernière on va la passer. J'ai mangé, j'ai réfléchis et j'ai rien fait, trois. 
J'ai réfléchis à qu'est ce qu'il faisait que passer une journée chez moi me mettait dans cet état là. "Reste pas tout seul chez toi" me direz vous. Certes, l'évitement ça peut marcher. C'est bien ce que je faisais jusqu'à présent. Mais ça pourrait être cool de comprendre aussi. 
Je me suis aussi demander comment c'était possible d'être aussi détaché et vide de sentiments ou d'émotions comme je l'ai déjà eu dit, et en même temps aussi réactif ou aussi souvent triste. J'ai beaucoup réfléchir, presque autant que ce que je n'ai pas travailler. Et je me suis souvenu d'un article à une période ou j'avais peur de devenir dépendant au sexe, aux hommes. Mais en fait je m'étais trompé. Ce n'est pas une dépendance, c'est juste qu'aujourd'hui, c'est l'une des seules choses qui me fait ressentir quelque chose. Que ce soit de l'interêt ou de l'excitation pendant la phase de séduction, que ce soit du plaisir ou du "mais qu'est ce que je fous là" pendant l'acte ou que ce soit de la déception ou de l'impatience après, là je ressens des choses. Et c'est uniquement ça qui me plait et qui me pousse à recommencer. Je suis pas dépendant au sexe, je suis juste à la recherche de sensation. Un repas, un film, un blague, une histoire, croiser quelqu'un, un message de quelqu'un, mon quotidien, mes tâches, mes habitudes, rien de tout ça ne me procure quoi que ce soit. Et j'ai trop connu ça, je ne veux plus, alors quand je me sens trop vide, je chercher à ressentir quelque chose. C'est pour ça que c'est pas très dur de trouver, je cherche pas forcément quelque chose qui me rende heureux, je cherche juste à ressentir quelques chose. 
Il y a aussi mes samedis soir qui me font oublier un instant que je me sens vide, comme desséché, mort à l'intérieur. Mais les samedis je ne peux pas les multiplier, les amants, oui. 
Je ne sais pas (lol, bien sûr que si je le sais) à quel moment tout est parti en couille, à quel moment j'ai commencé à m'enfermer dans moi même, à quel moment j'ai choisi ou du tout intérioriser pour tenir, où j'ai du ne plus rien ressentir parce que c'était plus facile. J'ai réussi à faire le chemin dans un sens, j'ai réussi à me blinder, à ne plus rien laisser paraitre. Mais il est vrai qu'à ce moment là, les hommes ainsi que les soirées étaient absentes de ma vie, elles n'ont donc pas pu être intégrés dans les murs que j'ai dressé à cette époque là. C'est peut être pour ça que ce sont les deux seules choses à réussir à m'apporter un peu de contenance. 
Le problème étant que l'une d'elle, je vous laisse le soin de deviner laquelle, est assez... destructrice. Je ressens des choses oui, mais en fait, c'est trop rapide, trop différents trop incertains de jours en jours. Et ça me rend dingue. Ces ascenseurs émotionnels font que je ne sait plus sur quel pied danser, je ne sais plus sur quoi me baser, je ne sais plus à quoi m'attendre, je pète une câble. 
La seule chose que je suis encore capable de ressentir c'est cette espèce de nuée de sentiments contraire et complètement instable. Comment voulez - vous que j'aille bien ? 


" Je suis un enfant du millénaire, la génération Y,  né entre la découverte du sida et le 11 septembre 2001 à peu près. On nous surnomme la génération globale. La génération narcissique pour qui tout est un dû. D'après certain c'est parce qu'on est la première génération où tous les gamins ont obtenu un trophée juste pour avoir participé. Pour d'autres c'est parce que les réseaux sociaux nous permettent de poster une annonce solennelle à la terre entière à chaque fois qu'on lâche un pet ou qu'on bouffe un sandwich. Moi je dirais que notre principale caractéristique c'est notre insensibilité au monde, notre indifférence à la souffrance. J'ai toujours fait tout ce que je pouvais pour rien ressentir, le sexe, la drogue, l'alcool me permettaient d'oublier un peu ma peine, d'oublier ma mère, mon connard de père et les journalistes, tous les garçons que j'ai aimé mais qui m'aimaient pas. J'ai été victime d'un viol collectif et deux jours après j'étais de retour en classe comme si de rien n'était. Ca aurait du être une souffrance inouïe non ? La plupart des gens s'en remettraient jamais et moi tout ce que j'ai dit c'est "on va se prendre un café ?". Je donnerais tout ce que j'ai, tout ce que j'aurais jamais pour ressentir à nouveau la souffrance, la peine. Heureusement qu'il y a Fiona et toutes ses petites potions à la con, au moins quand on est un cadavre on a pas à flipper en lisant les mises-en-gardes sur les étiquettes. Quand j'ai bu ce truc marron j'ai cru ressentir un frisson au bout des seins, mais ça devait être psychosomatique par ce qu'après j'ai sifflé la bouteille et j'ai rien senti. J'ai avalé tout ce que je trouvais: des ailes de mouches, de yeux de salamandre, n'importe quoi pour plus ressembler à Marylin Manson. 

Mais la plus grosse galère la dedans c'est ça : je ressens que dalle. Plus rien du tout. On se dit que la douleur est la pire sensation, c'est faux. Qu'est ce qui peut y avoir de pire que cet éternel silence à l'intérieur de moi ?


Il m'arrivait de rien manger pendant des jours, puis de me goinfrer et de me coller les doigts dans la gorge. Maintenant j'ai beau bouffé comme 4 je sens toujours ce vide en moi. J'en peux plus. Je suis en train de perdre la boule. Faut que je fasse quelque chose."

mercredi 1 mars 2017

Une petite mélodie au piano comme inspiration




Il y a ce petit nuage gris au dessus de notre tête, qui fait pleuvoir toute la misère du monde sur notre personne pendant quelques jours puis s'en va. Ce petit nuage qui fait qu'on est triste, que tous les petits malheurs semble des catastrophes insurmontable. Puis le sommeil, les bains, les pâtes et le sexe selon les cas arrivent à la rescousse et le nuage non libère. La déprime. On lui donne pleins de non, le coup de mou, le coup de blues, broyer du noir, le pas envie, le ras-le-bol, mais son vrai non c'est la déprime.
Puis il y a sa méchante cousine. Quand on l'a croisé une foi on s'en souvient, on la reconnait. Sa silhouette, ses contours, son odeurs, sa manière de nous torde l'estomac, son habitude de nous vider d'émotion. Je l'ai pas croisé souvent, mais je l'ai frôlé de près quelques fois, elle a eu raison de moi quelques rares fois aussi. Quand elle s'empare de vous, vous n'êtes pas triste, vous êtes vide. La vie n'est pas triste, elle est vide de sens. A l'inverse de la déprime ou tous les petits malheurs sont exacerbés, elle est vicieuse et n'expose pas son origine. De toute façon il n'y a plus de petits malheurs puisqu'il n'y a plus d'émotion. Il y a juste cette ambiance lourde et pesante qui règne dans vos pensées. Cette méchante cousine c'est la dépression. 
Elle pointe son nez, je la sens me surveiller. 


"Qu'est ce qu'il y a ?" m'a-t-on demandé.

Tout à l'heure j'ai pleuré dans le métro. Je compte sur les doigts d'une main les gens m'ayant vu pleurer, ce qui montre que je me contrôle quand même assez bien. Et là sans prévenir, j'ai pleuré. (bon là aussi mais devant on ordi c'est souvent). Pourquoi ? Aucune idée. Aucune raison. Aucun signe annonciateur. J'ai juste pleuré. 

Récemment, l'alcool m'a aidé à pleurer aussi. Une petite phrase de rien du tout et tout par en cacahuète. Bon l'alcool triste ça arrive, mais 3 fois coups sur coup ça fait beaucoup quand même. Il y a quelques chose qui se préparer. Je crois que là ça m'est tombé dessus cette semaine. 

J'ai l'impression de me tromper dans tout ce que je fais. Mes choix ne sont pas guidés par ce que je veux pour moi. Ou plutôt ils sont en perpétuelle confrontation entre ce que je veux, ce que je crois vouloir et ce que je suis sensé faire. De la manière à comment je m'habille, à comment je m'organise en passant pas ce que je mange, ce que j'écoute, ce que je dis, ce que je choisis de faire ou ne pas faire, dire ou ne pas dire, tout. Tout me semble faux, sens but, sans intérêt et sans aucun sens logique. Comme si j'étais le passager intrus d'un monde dont je ne comprends pas le cours. 

Depuis quelques moi j'ai essayé d'apprivoiser des animaux sauvages pour essayer de les apprivoiser et de pouvoir les caresser à ma guise.  De temps en temps, l'un d'eux mordais, s'enfuyait ou disparaissait. La c'est comme si le cercle entier s'était organisé ensemble pour se rebeller et attaquer tous en même temps pour me terrasser et être sur que je ne me relève pas. Je peux résister à un animal qui me blesse, je l'ai déjà fait. Mais je ne pensais pas avoir à subir autant de coup en même temps. 

J'ai besoin de câlins. J'ai besoin de quelqu'un  ou de quelques uns pour qui je suis un peu plus qu'un pion pioché au hasard. Je demande pas à être le roi, le seul l'unique. Mais être au moins l'un des 4 rois. J'aime juste pas être un pion qu'on sacrifie pour en protéger d'autre (on passe des cartes aux échecs faut suivre). J'aimerais pourvoir me dire que mes rois à moi, je suis aussi un roi pour eux. Me dire que j peux leur écrire pour baiser mais aussi pour parler ou pour pleurer. Se faire défoncer le cul avec le premier venu c'est simple. Mais c'est pas intéressant. J'avais réussi à jouer intelligemment. Je comprends pas à quel moment ça a couillé. Je comprends pas trop ce qu'il se passe. 

Je suis seul dans mon lit. Je suis seul dans mes études. Je suis seul dans ma sexualité. Je suis seul en temps qu'homme aussi. Je suis seul tout court en fait. Il n'y a qu'une soirée par semaine ou j'échappe à tout ça. Et c'est en même temps de plus en plus libérateur et en même temps de plus en plus dur de replonger dans tout ça la semaine suivante. 

Et pour finir, je me perds. Je ne suis plus celui que je m'étais promis d'être. J'ai perdu. Je me suis perdu. Et je crois bien qu'il est trop tard. J'ai perdu mes rêves, mes envies, je n'ai pas tenu mes promesses, j'ai perdu mes valeurs, mes piliers, je me suis perdu moi. Je ne suis plus vraiment moi, pas étonnant que ma vie me semble étrangère... Il me manque un pilier. Quelque chose sur quoi m'appuyer quand un petit nuage passe par là. J'avais déjà parlé d'un certain trépied pour faire tenir debout tout object. Le problème c'est qu'au fil de mes mauvais choix, en plus de me perdre moi, j'ai trop perdu. Je n'ai plus de quoi me soutenir, je n'ai plus suffisamment de point d'appui pour me tenir debout, fier et heureux. J'ai honte, j'ai perdu ma plussoyance et je suis triste.

Je ne sais pas ce que j'ai, mais en tout cas, il y a au moins tout ça. 


"J'envoie valser la vie
et toutes ses promesses"

vendredi 20 janvier 2017

Non pas le temps pour un titre, j'ai sommeil.







Pas le temps non plus pour une image. 






J'attends devant cette page depuis plusieurs minutes. En écoutant la musique. Toujours en écrivant. Sauf que c'est trop compliqué. Je me demande ce que j'ai envie de partager ce soir. Ma déception ? Mes réflexions sur tout ceci ? Mon impression que tout s'effondre tout le temps ?

Ce qui est bien avec moi, c'est qu'à chaque fois que je prends une patate dans la gueule je recommence. Je rejoue. Et je reperds. Mais je recommence encore. "I'll kepp gettin'' up when I hit the ground". Et j'aime ça chez moi. Vraiment mais je me demande si c'est moi qui ait raison. Si des fois il ne vaudrait mieux pas tout envoyer balader, dire que les choses ne changeront jamais et qu'il vaut mieux se laisser vivre tranquillement. J'ai peur de fatiguer. J'ai peur de ne plus réussir à y croire. " If I surrender if I lay my arms down am I a fighter ? cause I've been fighting so long baby".

J'aime la partie de moi qui continue. Je crois que c'est ce que je préfère chez moi, et j'ai peur de la perdre aussi. Ce que je déteste c'est d'être incapable de ressentir quoi que ce soit pour des choses ou des gens qui ont du sens et de l'importance et pourtant m'attarder ou me mettre dans des états pas possible pour des choses qui n'en valent pas la peine. Et je le sais au fond de moi. Dans les deux cas. Mais j'arrive pas à comprendre comment je peux être aussi insensible face à la mort, à quelqu'un que je blesse, à la tristesse à laquelle j'ai déjà fait face plusieurs fois sans la moindre empathie tout en étant anéanti quand quelqu'un dont je suis incapable de retenir le nom sans le noter refuse de me voir.

Il est un peut tard alors je ne vais pas rentrer dans les détails, mais plus je réfléchis (oui je sais je devrais pas) plus j'ai une image en tête. J'avais déjà évoquer l'image des "piliers" qui faisaient que je pouvais tenir debout. J'ai aussi déjà dit que j'avais l'impression que tout m'échapper. C'était plus comme un débordement qui s'évacue et fuit de toutes parts. Là, plus je réfléchis et plus j'ai l'impression que je perds mes piliers un à un. C'est comme si les fondations même de l'édifice lâchaient. Ca se voit pas parce qu'au dessus, l'édifice reste identique, il s'effondre juste sur lui-même. Un peu comme les tous jumelles... Je suis une tour qui s'effondre. Mais moi je suis tout seul j'ai ni jumelle ni rien d'autre.


"I'm your only friend, said his shadow."

mardi 10 janvier 2017

Pourquoi vous ?



Quand dans la masse quelques personnages se distinguent, on se demande pourquoi eux. La formulation exacte serait plutôt pourquoi nous, les distinguons nous du reste de la masse ? 

Une plastique avantageuse ? Ca aide évidemment. Mais j'ai appris à comprendre, aussi superficiel sois - je, que premièrement c'est en partie faux, car une fois encore le ressenti de cette personne sortie du lot occulte parfois des choses permettant de jouer en sa faveur ou du moins estompe des détails qui auraient pu jouer en sa défaveur ; deuxièmement, cette critique de la plastique n'a pas vraiment de règle, de modèle ou de généralités. Parfois, un physique que l'on imaginait pas nous plait. Sans qu'on se l'explique. La personne différente de la masse nous plait-elle pour se physique atypique et attirant ou ce physique inattendue et attirant rend elle la personne intéressante à nos yeux ? Cause ou conséquence ? 

Un talent certain pour l'objet initial de la visite ? Oui possible. Mais le ressenti particulier de sortir cette personne du reste du lot ne la rend elle pas déjà bien plus compétente, le ressenti meilleur et donc l'appréciation faussée ? Le talent dans le don du plaisir, cause ou conséquence ? 

Un moment unique ? Cause ou conséquence ? 
Un sentiment de bien être ? Cause ou conséquence ?
Une envie irrépressible de réitérer ? Cause ou conséquence ?
Un sourire ? Un mot ? Une odeur ? Cause ou conséquence ?

D'où tout cela part, quel est l'origine du phénomène, quelles en sont les causes et les conséquences ? D'où tout cela provient - il ? Pourquoi le numéro 4, 9 et 18 et pas le numéro 5, 12, et 24 ? Bon il y a certains numéro on sait pourquoi non. Mais la question ici c'est pourquoi oui. Peut être qu'en fait c'est ça, tout numéro n'ayant pas de raison de se voir attribuer un non serait donc un oui ? Ca se tient, mais l'expérience montre que ce n'est pas ça avec plusieurs contres exemples. 

Peut être que la cause n'est pas en eux mais en moi ? Peut être que je recherche quelque chose en eux, peut être que je sens que ces personnes différentes de la masse peuvent m'apporter ça. Mais comment un tel processus pourrait - il se faire sans avoir la moindre idée de ce que je recherche en eux ? Comment trouver quelque chose qu'on n'a pas conscience de chercher ? Etrange. 

Mais ce qui est inquiétant, c'est que comment savoir que la personne est réellement hors de la masse. Si on cherche quelque chose de particulier, la première personne à le manifester n'est pas forcément la bonne à prendre. Comment savoir que cette chose qu'on recherche n'est pas notre seul critère de sélection ? Comment être sûr qu'on est pas prêt à prendre la première personne capable d'étancher cette soif inconnue sans tenir compte du reste de sa personne ? Ce n'est pas ce que je veux, mais comment le savoir quand on ne sait même pas quel est cet argument inconnu que l'on recherche ? Forcément statistiquement, en rencontrant beaucoup de gens on a plus de chance d'en trouver des précieux, mais comment savoir s'il sont réellement précieux à travers ce qu'ils nous font ressentir, si le seul critère de ce ressentiment particulier est de ne pas être seul ? Prendre quelqu'un pour avoir quelqu'un. Voilà une idée déplaisante. Et quand on ne connait pas ses critères, comment le savoir ? Comment être sûr que numéro 4, 9 et 18 sont réellement intéressant pour moi, que je sens que quelques chose pourrait marcher. Comment savoir que ce ne sont pas des "oh bah ouais pourquoi pas, ça passe" me permettant de combler une espèce d'absence que je ne sais décrire ou nommer précisément ? Pensée inquiétante encore une fois

Décidément, le sexe c'est libre, sans limite et libérateur, mais qu'est ce que ça fait réfléchir...

Moi 

"There is something about you driving me mad
There is something about you I want to have
There is something about you..."


Nouures (déformations professionnelles, mais surtout déformation tout court)



Le problème avec les problème c'est que c'est comme les maladies. On les sent venir dès le début, et souvent avant d'en parler à quelqu'un on préfère se dire que ça passera. Se soigner un peu tout seul pour se donner un peu coup de pouce et prier très fort pour avoir raison. Et souvent ça marche. Parce que toutes les maladies ne sont pas des tueuses sanguinaires et que nos problèmes sont souvent moins graves qu'on ne le pense (ou bien c'est nous qui sommes plus fort qui sait). Quoiqu'il en soit, là où ça se complique c'est quand on s'est trompé dès le départ. Quand à la place de décapiter le problème ou la maladie lorsqu'il montrait le bout de son nez, on à préféré croire que tout aller rentrer dans l'ordre alors qu'on lui a juste laisser le temps de croire, de se complexifier et de s'étendre, de s'ancrer en nous.

Le problème avec les problèmes, c'est que c'est souvent difficile de trouver l'origine du problème. D'autant plus lorsqu'on l'a laissé grandir. Il est difficile de dénouer le vrai du faux, la cause de la conséquence, les liens ou les coïncidences. Et mon problème à moi en ce moment, c'est que je laisse le temps aux choses de croitre avant de venir me soulager. De tout ce que j'ai pu essayer au long de ses longues années de réflexions pathologiques sur l'origine du monde et sur les lois de l'univers, je crois bien que c'est d'écrire ici qui me soulage le plus. Comme un petit shoot de morphine, de calmant. Un post, et hop, je me sens plus soulagé. Est le fait de s'exprimer, d'extérioriser ? Est ce le fait de lire mes pensées qui aident à y mettre de l'ordre ? Je ne sais pas. Il n'empêche que plus de 7 ans après je suis toujours là. Mais moins souvent. A tort ou à raison je sais pas.

J'ai trouvé un autre exutoire. Plus récemment. Autre chose qui me permet de m'évader et de me dire que je vis. Par qu'il n'y a aucune règle, aucune limite, aucune chose d'impossible, d'infaisable ou d'interdit dans le sexe. Je suis le seul maitre du jeu. Je dicte mes propres règles, mes propres limites, que je peux modifier à tout moment et comme bon me semble. Il suffit de trouver le partenaire qui veut bien jouer la partie que j'ai décider. Ce sentiment de contrôle, de se dire que rien ni personne ne peut nous atteindre, nous empêcher, nous contrôler, nous recadrer. Et en plus soyons honnête, c'est bon. Parfois. Non parce qu'il y a aussi des expériences ratées, soyons honnête jusqu'au bout. Mais une expérience ratée n'en est pas moins un expérience que j'ai décidé, que j'ai planifié et que j'ai réalisé. Sans que personne ne m'impose quoique ce soit, sans que cela soit quelque chose qu'on attende de moi. C'est quelque chose que je fais uniquement pour moi, sans but, juste par ce que je le veux, que j'en ai envie et que je l'ai décidé. C'est tellement différent de notre quotidien à tous, rythmé par ce que l'on doit faire, les comportements que l'on attend de nous. Le problème avec les choses qui n'ont pas de limite, c'est que souvent ça dégénère, on ne peut, par définition, les contrôler. Et que si on les laisse s'installer et se disséminer, il est difficile de revenir dessus.

Le second problème avec les choses qu'on peut avoir comme on les veux quand on les veux, c'est qu'on y prend goût et qu'on veut que ce soit pour tout pareil. Je ne supporte pas la frustration. Je ne supporte pas que quelque chose s'arrête avant que j'ai décidé que c'était suffisant et que ça pouvait finir. Je ne supporte pas ne pas pouvoir avoir ce que je veux comme je le veux et surtout dès que je le veux. Et alors là, cause ou conséquence ? Aurais-je pris goût à la disponibilité quasi immédiate de tout ce que je veux dans le monde du sexe ce qui m'aurais conduit à penser que tout fonctionner comme ça ? Ou au contraire, cette frustration préexistante aurait-elle été une raison de plus faisant que cette liberté et ce contrôle de tout qu'offre le monde du sexe me plait ? Alors cause ou conséquence ?

Toujours dans les problèmes. Si je vous parle de quelque chose qui prend peu à peu de l'ampleur, qui va de plus en plus loin, de plus en plus fort, de plus en plus extrême, avec de moins en moins de limite, de barrière de restriction, de règle ou même de filet de sécurité. Quelque chose de plus en plus nécessaire pour la recherche d'un plaisir en vue d'échapper au quotidien. Quelque chose qui nous prend du temps considéré comme secondaire au détriment des activités de la vie quotidienne (que ce soit sociale, professionnelle ou à propos de loisirs). Quelque chose à laquelle on pense tous les jours. Une obsession. Alors si je vous dit tout ça, vous penser à ? Et oui, une addiction. Le principe de l'addiction c'est que la substance ou le comportement ou quoique ce soit d'autre procure un plaisir. Le corps connait et reconnait le plaisir. Il comprend vite que le plaisir qu'il reconnait et ressent arrive souvent à la suite de ce même évènement. Alors de la même manière qu'un chien apprend que s'il est sage il aura un os, un homme, faible animal, comprends que s'il cède à cette addiction, il ressentira ce plaisir. Je crois que je suis accro à la liberté. Accro au contrôle. Pas accro au sexe, le sexe c'est cool, mais c'est surtout un moyen d'arriver à ressentir cette liberté. Cette absence de règle, d'emprise sur moi ou de toute influence extérieure. Je suis accro à ma liberté. Et je sais pas si c'est quelque chose que je dois soigner.

Et comme un problème qu'on laisse grandir tisse des racines dans tous les sens, il découle d'autres réflexion de ce noeud dont je pourrais parler des heures. Par exemple, il faut savoir que même si je suis plutôt très froid, plutôt de marbre face à tout et à tous, je suis un grand stressé, un grand peureux. Et souvent j'ai besoin d'un câlin, d'une personne, cette personne rassurante dont la seule présence nous chuchote, t'inquiète pas, ça va aller. Ben ça ça me manque. Ce soutien perpétuel. Ces bras rassurant etc. Et mine de rien, le sexe donne un peu de ça parfois. Mais à dose plus faible car moins authentique, moins véridique. Mais un câlin, même faux, ça aide toujours un peu. Le problème (encore) c'est que ça revient à donner une dose diluer à un drogué habité à une dose plus forte. S'il n'a que ça, en attendant les doses plus forte, il va multiplier les petites doses. Et c'est ce que je fais. Je colmate un gros trous avec pleins de petit pansement en espérant un jour mettre la main sur le bouchon parfait. Et vous savez le pire ? C'est que je sais qu'un jour, si je trouve ce bouchon, je m'en lasserait. Et c'est les jours où j'en arrive à des conclusions comme ça que je me déteste.

Moi, 
avec un noeud de problème 
pour lequel il me faudrait des heures 
et une personne qualifier pour y voir plus clair.


"Make me, make me impressed
Make me, make me obsessed"

lundi 5 décembre 2016

Joke


Breathe in.
Breathe out.
Repeat until you're dead and everything will be alright.



"Life is a joke"

mardi 29 novembre 2016

Feelings



Les sentiments. C'est quelque chose de tellement surprenant. Tellement universel et partagée pourtant si incompris et mystérieux. Donner un nom à une émotion et se dire que l'autre ressent la même chose. Comment sait-on que lorsque quelqu'un nous dit qu'il est triste on sait ce qu'il ressent par sa propre expérience de la tristesse ? 

Les sentiments sont si changeant, si éphémère. Un détail les renverse du tout au tout. On est dans une sorte de routine, de petite vie tranquille avec de légères ondulations émotionnelles et puis un jours tout part en vrille. Et les sentiments suivent. Il parait qu'il est impossible de les maîtriser, de rester cohérent et concentré. On peut réussir à la calmer et à s'habituer à leur présence à la longue, pour reprendre un peu le contrôle de nous même. Mais au moment de la crise, au moment du changement, qu'ils soient positifs ou négatifs, les sentiments font ce qu'ils veulent de nous. Ils nous laisse impuissant, à leur merci, à ressentir des choses que l'on voudrait raisonner, atténuer pour pouvoir continuer à vivre sa vie normalement. Mais non, ils nous paralysent, nous obsèdent, nous rendent dépendant, modifient nos comportement futur. Si l'odorat et le sens le plus développer dans le domaine de la mémoire, les sentiments le dépasse aisément. Ils changent qui l'on est. De même qu'une brûlure nous marque à vie, chaque sentiment laisse une petite part de lui dans ce que l'on est. Chaud sentiment participe à l'édifice que nous somme. Et les sentiments puissant peuvent nous changer du tout au tout, parfois à jamais. C'est effrayant d'être soumis à quelque chose d'aussi courant, d'aussi puissant et d'aussi mystérieux. 

J'ai souvent dit que je n'avais pas de sentiment. Ou du moins pas normaux. Ou pas tout le temps. J'ai souvent dit que j'étais très distant de tout, que de plus en plus, rien ne me touchait, rien ne m'atteignait. Ce week end j'ai vécu au milieu d'une tornade de sentiments. Des sentiments tristes. Je me suis armé de mon détachement légendaire, j'ai enfilée ma blouse blanche anti-tristesse par sécurité et j'ai combattu les sentiments. Ils étaient un peu comme un esprit. Le seul moyen de les vaincre, c'était de parler pour les faire sortir du corps qu'ils hantaient. Mais il leur fallait un nouvel endroit où aller, alors je les ai absorbé, pour ne pas qu'ils retourne de la où ils venaient. J'ai mené de nombreux combat ce week end, j'ai vaincu de nombreux esprits. Beaucoup restent bien enfoui chez les personnes que j'ai aspiré, mais j'en ai déjà absorbé beaucoup. J'ai tout absorbé. Comme un attrape rêve. Ce week end, j'étais un attrape tristesse. Et j'en ai attrapé tellement que je me suis demandé si j'allais moi-même y succomber. 

J'y ai succombé, puis je m'en suis sorti. Et j'ai recommencé. Et après quelques réflexions et quelques constats, je me suis rendu compte que je m'étais trompé. Je ressens les choses. Je ressens la tristesse, je ressens la joie, je ressens le manque, je ressens l'amour, je ressens l'espoir. C'est comme si toute ces choses flottaient autour de moi. Je peux les voir, je peux les sentir, les toucher, les comprendre, les conceptualiser. Je peux les ressentir. Mais je crois que la différence par rapport aux autres. C'est que même présents, ces sentiments tourbillonnants autour de moi ne peuvent m'atteindre. Ils ne peuvent pas me toucher, prendre possession de moi et me réduire à l'esclavage ainsi qu'à leur moindre désir. Ils ne peuvent me prostrer dans un coin de ma chambre lorsque je quitte une personne que j'aime, ils ne peuvent m'empêcher de me concentrer en injectant des espoirs farfelus dans mon esprit. Ils ne peuvent avoir un tel impact sur moi. 

Pourquoi ? ça je ne le sais pas. Peut-être est-ce volontaire, je ne le crois pas, je n'accepterais que les bons sentiments dans ce cas là. Peut-être un mécanisme d'auto défense ? Pourquoi n'existerait - il pas chez les autres dans ce cas là. Peut être ai-je bien un problème, peut être que même si je m'étais trompé sur l'origine ou la nature, il y a bien quelque chose qui ne tourne pas rond chez moi. Peut-être que je me suis lassé. Peut-être que je fais preuve d'un tel pragmatisme que je réussi à contrer l'absurdité des sentiments. Peut être un savant mélange de tout ça. Peut être un tempérament un peu plus robuste et une capacité de réflexion et de contrôle des entrées et sorties de mes sentiment un peu plus développée que la moyenne et que j'apprends à contrôler. 

Alors pourquoi ne puis-je pas être simplement heureux devant le monde dont je rêve. Pourquoi discerner la joie et l'espoir sans qu'elles m'envahissent ? Pourquoi au contraire vouloir se laisser bercer par une émotion puissante et néfaste quand on sait qu'elle ne nous apportera rien car tout ce qui devait être vécu l'a déjà été ? Peut être est ce un problème de concept. Peut être que les choses peuvent entrer en moi et me toucher mais ne peuvent en ressortir. Je suis donc noyé dans un mélange de sentiments antagonistes me permettant de pleurer la faim dans le monde en rigolant d'une blague sur internet pendant que j'enterre mon espoir de projecteur en jubilant d'un projet bien moins enviable. Tout ça en restant de marbre. 

Je me sens comme un petit enfant, perdu, effrayé qui lutte pour rester debout quand tout s'écroule et que plus rien ne semble suffire ou être assez attractif pour être envier. J'ai l'impression que je suis un petit garçon qui a juste besoin d'être rassuré. Mais je n'ai pas peur. Je ne suis pas perdu. Je n'ai pas besoin de lutter. Je tiens. Stoïque. De marbre. Je ne comprends pas.

J'ai écris sans filet et sans relecture. je ne l'avais pas fait depuis un moment et je crois que je me sens soulagé. Je vous direz peut être ça dans les prochains jours 



"Now hush little baby, don't you cry
Everything's gonna be alright
Stiffen that upper lip up little lady, I told ya
Daddy's here to hold ya through the night
I know mommy's not here right now and we don't know why
We fear how we feel inside
It may seem a little crazy, pretty baby
But I promise momma's gon' be alright"

vendredi 4 novembre 2016

[ VIDE ]


Voilà voilà...

On me dit souvent que je suis "quelqu'un de bien", mais quand on rajoute un "tu le sais ?" derrière, ben j'ai juste envie de répondre non. J'ai comme l'impression de porter un masque, de ne pas être honnête avec personne, peut être pas même avec moi. C'est comme si j'étais quelqu'un de mauvais qui avait longuement travailler pour apprendre à laisser filtrer uniquement ce que je peux, ce qui est communément accepté pour garder une bonne image aux yeux des gens. Quelqu'un de mauvais (ou du moins bien plus que ce que l'on a tendance à croire) et assez malin pour manipuler et dissimuler ce qui doit l'être, sans être pris. Un joli fruit, moisi à l'intérieur. C'est un peu l'image que j'ai de moi. Quand moi je sais ce que je fais, ce que je pense, ce à quoi je réfléchis, comment je suis capable de me comporter ou même comment je fonctionne, je ne peux pas comprendre que j'arrive à cacher tout ça. Le fait que je sois capable de le cacher rajoute déjà un peu de pourri à ma personne, mais j'ai l'impression que c'est tellement gros... Je dois être devenu un maitre dans l'art du camouflage. "C'est impressionnant, tu pourrais venir de gagner les europes ou de perdre ta mère, j'ai l'impression que t'as toujours la même expression et que tu ne laisse jamais rien paraître. On sait jamais ce que tu penses"  m'a - t - on dit. C'est un peu exagérer, il y a des choses que je laisse paraitre. Mais ça confirme que j'ai une capacité à dissimuler les choses assez... développée dirons - nous. Je me demande même si même ici, où je suis sensé tout dire comme je le pense, je ne filtre pas un peu, sachant qu'on me lit. J'ai l'impression que je me cache, que je fais ce qu'on attend de moi, que je dis oui en pensant non, parce que ça me rendra "meilleur" de dire oui. J'ai l'impression de feindre des choses pour me rendre un peu plus humain et comme tout le monde. Parfois même, je me demande si je ne simule pas des émotions pour faire croire que j'en ai autant qu'une personne normale. J'ai des émotions, je ne vais pas dire que je n'en ai pas, ce ne serait pas crédible (hors le but est qu'on me croit n'oubliez pas que je suis habile...). J'en ai, mais en grande majorité, pas les même que tout le monde. Parfois absentes, parfois inadaptées, parfois démesurées. Les plus malins diront qu'il n'y a pas de normes, mais je me sens trop souvent en dehors de l'éventail des émotions que pourraient suggérer une situation. Et souvent je me pose une question. Je me demande ce qu'il en serait si les gens savaient. S'ils savaient tout. Je ne suis pas sûr d'être toujours "vraiment super".

Aujourd'hui on m'a envoyé une chanson dont les paroles avaient "un lien assez évident" avec moi. Petit extrait pour mieux comprendre (non après réflexion, pas d'extrait, l'intégrale sera mieux).

Bien, hormis l'intelligence physique du chanteur, le rythme entrainant et le clip plein de danse et de paillette que je vous conseille, que peut on en dire. Eh bien apparement je serais "de la foudre en bouteille" qui "éblouit". J'apprécie, vraiment (enfin je crois). Mais encore une fois, je ne vois pas en quoi je me distingue (et surtout pas en bien) de tout le reste du monde. J'ai du mal à y croire, du mal à m'en convaincre. Qu'ai - je de si précieux ou de si exceptionnel pour qu'on me compare à de la foudre en bouteille ? J'ai beau chercher je ne vois pas. J'ai tellement toujours chercher à pouvoir mériter ça que j'ai l'impression de être construit une carapace qui mérite peut être tout le bien qu'on en dit, mais de plus en plus, j'ai l'impression que cette coque correspond pas. 

Peut être que je devrais me libérer, exploser et tout laisser de côté, pour briller. Mais c'est plus possible aujourd'hui. J'ai scellé moi même la bouteille, j'ai troqué mon éclat contre un meilleur reflet social, encore du paraitre et du travail de mon image. Et maintenant je suis plus vide que jamais. Tout ça m'a transformé, je ne suis plus le même. Et je réalise jour après jour à quel point. J'ai perdu ma plussoyance. J'ai perdu mon éclat. J'ai perdu qui j'étais. J'ai perdu l'espoir, la passion et le rêve. J'ai gagné le travail, la connaissance et la pression. Pression que je vis très mal, de manière extrême, comme tout ce que je fais maintenant. Je me rends compte que j'ai tellement sacrifier et perdu que je n'ai pas le droit d'échouer. Je m'auto pressurise la tête. Je pense qu'au fil des années, je me suis peu à peu empêcher ne serait ce que de penser à m'amuser, à profiter de la vie. La moindre envie est devenu culpabilisante, le moindre instant de rêverie une perte de temps, la moindre sortie une place en moins sur les classements qui me suivront toute ma vie. A tel point que j'en suis aujourd'hui au point de ne plus avoir envie de rien. Forcément, à force de refouler toutes les envies, à quoi bon en avoir ? Je me sens vidé de tout ce qui faisait de moi ce que j'étais. Je me sens coupable de ce que je suis devenu. 

Aujourd'hui je suis vide. Et quand je m'autorise une pause, un petit échappatoire, je m'accroche à lui comme à une bouée de sauvetage. Ce petit extra prends une ampleur considérable, incontrôlée, inadaptée, démesurée. Pendant quelques temps je ne vis que pour ça, que pour ce petit brin de liberté. Puis je me rend compte que c'est juste une douce illusion et que je ne peux me le permettre. Alors je sens tous mes fantasmes partir en fumée et je m'enferme à nouveau dans mon quotidien rythmé par une seule chose : le devoir de réussir. Rajoutez à ça un sentiment de solitude, alimenté par de récents évènements. Et vous aurez une idée de ce qui me tourne en tête en ce moment. Je suis seul, vide de toute émotion positive et plein de rancoeur voire de dégout de moi même. Enjoy. 

Dans les moments comme ça, ma pire ennemie est la musique. "Ah bon, mais pourtant elle est pas triste celle là ...?" Non, en effet "I'm free to be the greatest hère tonight, I'm free to be the greatest I'm alive" c'est absolument pas triste. Sauf que c'était ma mentalité il y a des années. Et aujourd'hui j'ai perdu ça, j'ai perdu cette envie qui me prenait au tripes et qui faisait que malgré le fait que c'était pas raisonnable, je fonçais quand même. Et encore plus étonnant, souvent je réussissais. Aujourd'hui c'est du passé et quand j'écoute des chanson comme ça, la sensation de liberté qu'elle m'offrait résonne à présent comme un lointain souvenir douloureux. 

Je n'avais pas écris autant depuis un long moment et je pensais écrire encore davantage mais j'ai été coupé et je n'arrive pas à m'y remettre. Ca suffira pour ce soir. 

Moi

"I can show a smile and say I'm happy
But there has got to be a better way"

samedi 29 octobre 2016

Grumpy.



Sitting on this chair. Drinking this tea. Listening this music. Thinking again. Writing again...

J'ai tellement besoin d'extérioriser. Tellement besoin de crier. Je pète un plomb. J'adore être là, mais vous m'avez déçu. Et je crois que le simple fait de dire ça, je crois qu'on à fait le tour.

24h, 5 amis, 5 choses qui déçoivent. Soit je choisi très mal mes amis, soit le problème vient de moi. Peut - être. Surement même. Parce que si personne "ne comprends comment je fais pour me relever aussi vite", pour moi, faire du yoyo émotionnel, sauter tout ce qui bouge, boire, fumer, penser à ce que je pense et faire tout ce que je fais, non, ce n'est pas un signe de bon état psychologique. Je vous adore, vous aimes pour la plupart (sous réserve d'être capable de ressentir quelque chose qui s'en approche), mais là, j'ai l'impression d'être un objet au milieu de vos mal-être respectifs. Mais moi non pus je vais pas forcément bien. Et quand je dis non en rigolant, je dis quand même non.

"If I surrender, if I lay my arms down
Am I a fighter ? 
Am I a fighter 
Cause I've been fighting so long baby..."

jeudi 20 octobre 2016

Paillettes, étoiles, confettis et papillons.


C’était une expérience exceptionnelle. A tout niveau. J’ai envie de l’écrire pour m’en souvenir. En plus de tout ce que j’avais au départ, je ramène avec moi des souvenir, des paillettes, des étoiles, des confettis et des papillons.

Une expérience sportive
Avant tout évidemment, c’était sportivement exceptionnel. Porter enfin les couleurs de la France, sur une compétition de cette envergure ça n’a rien de banal, ça sort du quotidien, c’est magique, comme une explosion de paillettes. En quelque sorte un nouveau sport aussi, entendre un public hurler pour vous, ça vous envahi, ça vous prend aux trippes, c’est indescriptible. Et j’ai eu la chance de le vivre. La moitié d’entre nous devaient prendre leur retraite après cette échéance. Cette même moitié est en train de préparer la prochaine saison. C’est une ambiance qui s’empare de vous, qui vous fait vous sentir vivant. J’ai trouvé dans cet univers ce qu’il me manquait jusqu’à présent dans mon sport. J’ai trouvé cette attente de prestance, de spectacle, de show, de jeu avec le public, d’expression. J’ai trouvé les paillettes. Et c’est définitivement jouissif. Cette semaine plus que jamais je me suis senti vivant. Et je veux continuer à vivre. Des paillettes.

Une expérience qui changera mon emploie du temps
C’était aussi une expérience, je l’espère à nouveau, professionnelle. Ou plutôt une expérience permettant de recadrer les objectifs professionnels. Une réinsertion dans ma vie d’étoiles. C’est peut-être le déclic dont j’avais besoin pour me rappeler qui je suis, ou plutôt qui j’étais et qui j’étais en train de devenir. Quand je pense à tout laisser tomber pour ma blouse blanche, d’éteindre les étoiles qui me font tellement de biens, je me rends compte maintenant que c’est une erreur que j’ai déjà faite à maintes reprises. Et pourtant je continue de suivre cette trajectoire là. Je dois rectifier le tir. Je dois rééquilibrer les choses pour garder ce petit enfant et cette folie en moi. Je dois mettre des étoiles dans mes yeux. Dans mon cœur. Dans ma vie. Et puis n’oublions pas que la blouse blanche n’a jamais été le premier choix. Je n’ai pas encore fini. Des étoiles.

Une expérience humaine
J’ai appris pas mal de chose sur moi même cette semaine. Une expérience en sensation, en émotions et en ascenseur émotionnel. C’est difficile à gérer, d’autant plus lorsqu’il faut composer avec le reste du groupe. Et moi, aussi sauvage que je suis, j’ai aimé ça. J’ai aimé partagé ça avec eux. C’est un peu comme se disputer un paquet de confettis et l’éventrer partout. Des confettis. Et même mieux, j’ai envie de recommencer. Je m’en suis souvent plaint, mais putain qu’est ce que c’est bon. J’en ai appris sur moi, j’en ai appris sur eux, j’en ai appris sur les relations humaines. J’ai appris que le bonheur de partager peut faire oublier les plus profondes rancunes. J’ai appris à avoir plus confiance en mes intuitions. J’ai appris à connaître des gens davantage. En bien ou en mal. J’ai appris à communiquer avec des étrangers mais surtout que certains langages sont universel (à lire le passage du bas). Pour quelqu’un comme moi, c’est étrange d’écrire ces mots, si on me l’avait dit je n’y aurais pas cru moi même. Mais j’ai pris une claque, et j’ai adoré ça. Des confettis.

La plus belle des mauvaises choses.
Un regard, un sentiment lointain, oublié. Des papillons. Une déception et un revirement incroyable de situation. Un regard à nouveau. Puis un sourire. Puis un autre. Un sourire envoutant. En finalement une phrase qui a eu raison du peu de moi qui luttait encore. Coup de foudre. Je n’ai pas encore beaucoup de recul sur ce qui s’est passé. Ce que je sais c’est que c’était tellement intense… A l’image de cette semaine, mais sur un domaine bien plus personnel. Je ne sais pas si c’est l’oublie de cette sensation ou si c’est juste vrai, mais je n’ai pas l’impression d’avoir ressenti ça avant. Il y aura forcément des conséquences. Je m’en veux car ce n’était pas vraiment correct. Mais je sais aussi maintenant que nous n’avons plus d’avenir. Ça ne sera pas facile mais c’est le mieux, je le sais maintenant. Si nous en avions un, jamais je n’aurais pu ressentir ça pour quelqu’un d’autre. 5 minutes. C’est tout ce qu’on a eu. 5 minutes à 5h du matin. Tu disparaitras aussi vite que tu es arrivé, c’est certain. Mais aussi bref que ce soit, j’ai trouvé ça tellement beau et précieux. J’vais peut être besoin de toi pout réaliser. 5 minutes. Et pour une fois, je me souviens de tout. Ton regard, ton sourire, ton odeur. Les papillons. Ta main. Tes lèvres. Et en boucle dans ma tête, cette phrase dite avec ce sourire. Les papillons. Les papillons.

Des papillons.

"When a boy looks at another boy the way I looked at you all night, 
there is no doubt that he is interested in you"